mardi 6 août 2024

Nanyuki encore et toujours...

 


Oui je sais j’aurais pu donner des nouvelles avant mais voilà le temps passe tellement vite ici. On avait prévu de rester 3 semaines à la ferme et finalement on y est resté 3 mois. Cela nous a permis de découvrir la vie quotidienne à Nanyuki, de l’apprécier et de faire de nouvelles rencontres.

La saison des pluies s’est terminée et la saison sèche, c’est à dire l’hiver est arrivé. Ici on sait que c’est l’hiver en regardant les kenyans emmitouflés dans des anoraks ou des couvertures avec bonnet sur la tête mais pour nous c’est, disons, le printemps. La journée on tourne à 23, 25° et les nuits sont plus fraîches autours de 12°. Par contre cette année, alors qu’il n’est normalement plus question de pluie, le ciel est gris et brumeux ( oui on est au pied du Mont Kenya).  On a de très belles journées, très ensoleillées avec de gros passages orageux, un peu comme ceux que l’on a en France au mois d’Aout. Les locaux sont ravis car cela signifie qu’il n’y a pas de sécheresse et moins d’arrosage à faire.



D’ailleurs en matière d’arrosage il faut quand même que je vous dise comment ça se passe. Ici pas d’asperseurs ni d’arrosage au goutte à goutte. A la ferme il y a un bassin que David remplit (clandestinement) avec l’eau du comté. Tous les jours il plonge dedans et avec l’aide de son pote Miko il remplit une cinquantaine, de grosses bonbonnes de 20l. En fait comme l’eau distribuée n’est pas potable (disons qu’elle n’est pas traitée) tout le monde dispose d’un distributeur d’eau avec des bouteilles de 20L consignées ou non. En attendant, une réutilisation de ces bouteilles c’est l’arrosage. Elles peuvent aussi être découpées et servir de cloche pour protéger les melons ou courges du jardin, voire à préparer des engrais en faisant décomposer des peaux de bananes dans l’eau (riches en azote). Bref une fois les bonbonnes pleines Miko et David vont des disposer tous les 5 mètres le long des haies d’arbres tout autour de la ferme (qui fait quand même plus de 2 hectares … et en plus ce n’est pas plat) soit en les transportant une a une sur les épaules soit en en mettant 4 dans une brouette. Une fois disposées ils reviendront pour l’arrosage en fin de journée. Le tout en n’arrêtant pas de bavarder et de se marrer comme des baleines.





Séance couture de sacs de ciment pour faire barrage aux poussins

Nouveay job : réparateur de poulailler

Et voilà le travail les poussins ne partiront plus

Pan et Hi a la pêche au Tilapia ( il y en a 13 dans le bassin)

Pendant ce temps là nous on débroussaille à la machette. Toujours en compagnie de Lucy notre amour de chattoune qui nous a adoptés, dort, joue, mange et vient même travailler avec nous. Et pour essayer d’espacer les arrosages Becky nous a demandé de planter des bouteilles d’eau au pied de chaque arbrisseau. C’est aussi un moyen de recycler la remorque pleine de bouteilles de verre qui stationne à côté du hangar. Je vous rappelle qu’ici il n’y a pas de ramassage d’ordures donc il faut gérer au mieux le recyclage. On composte tout ce qui est matière organique (ou on donne aux animaux comme les poules ou les chiens), on brûle tout les papiers et cartons, on recycle les emballages type Tetrapack pour faire des semis, on stocke les plastiques car Eric a trouvé un fabricant de poteaux de clôture en plastique extrudé qui vient récupérer les sacs de plastique et « donne » en échange quelques poteaux de sa production.


Ca c'est avant qu'on s'y mette !

On trouve vraiment de tout dans cet immense souk ! Il est pas beau mon lion?

Miou Miou adore les boîtes

Nous avons passé plus de 3 jours à trier et nettoyer une partie du hangar. Au final on a quand même pu remplir une quinzaine de sacs (genre sac de 100 litres) de plastiques en tout genre comme des emballages, des pots de yaourt, des bouteilles… et une dizaine de sacs de canettes et boîtes de conserve. Ces derniers sont toujours entreposés car pas de solution de recyclage trouvées pour l’instant. Quand au verre et bien on le réutilise pour trier les semences, ranger, stocker et finalement mettre en place un arrosage long terme des arbrisseaux. Enterrées pleine d’eau tête en bas les bouteilles diffuseront de l’humidité pendant une semaine ou deux. Ces 3 jours ont été pour nous l’occasion de vraiment découvrir l’obsession de Becky pour tout conserver. Quand je dis tout c’est vraiment tout… Au cas où, on ne sait jamais. Au départ Xtian lui demandait son avis mais rapidement devant l’incapacité de Becky à jeter, vous connaissez l’homme, il a préféré décider lui-même voire glisser subrepticement dans les sacs ses « découvertes » avant qu’elles ne les mettent de côté. Enfin mettre de côté signifie changer de bac.

Confort la brouette pour préparer la gamelle des chiens

Remplissage des packs de lait vides pour faire les semis

Et pendant ce temps là Lucy...





Au bout de quelques semaines nous avons été rejoints par Hi et (Peter) Pan à la ferme. Un jeune couple de chinois pas encore trentenaires qui voyagent à travers le monde depuis un an environ et sans date de retour. Pour eux le woofing ou workaway est la meilleure façon de voyager avec un petit budget. Ils ont déjà travaillé en ferme, se sont occupés de chats errants en Egypte, travaillé dans une école à Nairobi et profiteront de leur séjour à la ferme pour faire l’ascension du Mont Kenya. En attendant on débroussaille ensemble et leur bonne humeur fait plaisir. On leur a fait découvrir le whisky ce qui a eu pour conséquence directe de rendre Hi amoureuse de tout le monde. En contre partie elle a passé un temps fou à nous cuisiner de délicieux raviolis chinois pour notre dernière soirée à la ferme. 

Chinese dumpling au menu...

mais aussi gigot pour l'équilibre 


Gigot cuisson lente au bbq

Et comme on a de la chance le ciel nous a gaté pour un dernier soir à la ferme :



Car oui ça y est nous avons quitté la ferme mais nous n’avons pas pour autant repris la route. On est un peu tombé amoureux de Nanyuki, de sa région et en 3 mois on a fait pas mal de rencontres. Sylvie tout d’abord qui vit ici depuis 7 ans et dévoue sa vie aux animaux en tout genre. Elle a 5 chiens, 2 chats (et sauve les souris), 3 poules… et j’en passe. Sinon elle porte secours à tous les poilus et plumeux des environs. Elle nous facilite grandement la vie car elle connait bien la ville et tout ce qu’elle offre. Et puis Sylvie est végan alors avec elle je découvre la cuisine végan. Je dis « JE » parce que vous imaginez bien que le lion n’est pas du tout aussi convaincu de la chose, quoi que son fameux gâteau au chocolat …surtout avec un sorbet framboise ne l’a pas laissé indifférent. Et puis il y a Loes (prononcer Luz), une hollandaise, qui publie des livres pour enfant et qui fait les aller-retours Nanyuki Amsterdam pour s’occuper d’un projet d’énergie solaire dans un village reculé du Samburu. Grâce à elles et bien sûr à Eric et son ami Kassim on commence à avoir un réseau local, à savoir où sortir et faire des découvertes.

Bref vous l’aurez compris on a finalement décidé de rester plus longtemps et de louer une maison. On en a visité plus d’une dizaine car ici comme en France les Airbnb ont fait grimper les prix des maisons meublées et il est plus rentable de louer à la semaine qu’au mois. Parfois la maison est belle mais les 4 derniers kilomètres de piste pour s’y rendre sont juste impraticables s’il pleut ou alors impossible de rentrer la Citrouille dans le jardin car les branches sont basses et le chemin d’accès trop étroit. D’un autre côté les maisons louées par les kenyans black correspondent rarement à ce que nous attendons : sombres, avec un mobilier extrêmement envahissant (sauf si vous aimez les énormes lits capitonnés et les fauteuils à bascule) et une salle de bain qui fonctionne avec un Kuni booster, c’est-à-dire une chaudière au bois. Pour une douche chaude tu commences par sortir pour aller faire un feu. Quant au jardin il est souvent clôturé avec du mabati (tôle ondulée) de 2m de haut. Bref ça ne fait pas rêver…

Enfin on a fini par trouver celle-ci : http://airbnb.com/h/spaciousgardencottage qui est proche de Nanyuki et des copains, avec un jardin que l’on partage avec Loes. En fait c’est une grande propriété familiale donc les différentes maisons (4) sont louées en Airbnb sauf nous et Loes notre copine néerlandaise. On sera là jusque fin janvier,  et à priori on a trouvé le moyen d'obtenir un 2eme visa sans avoir à faire un aller-retour en Tanzanie. Mais pour ça on vous en dira plus quand on aura entammer les démarches. Donc si vous avez envie de venir nous voir… welcome !

Et en attendant quelques photos de Nanyuki :

marché aux fringues le samedi

chercher dans la pile une vrai expertise



Vélo double option : véhicule et rémoulage 

Et aussi quelques clichés d'une superbe fête de l'école Grain of Rice Academy, financée par une ONG américaine du même nom et dirigées par Emy qui y met tout son coeur et son énergie. Cette école est vraiment au milieu de nulle part mais il y a là un "club de français" et nous allons y retourner pour donner un coup de main avec des lectures, des conversations et des jeux. Bref pour que les élèves ne fassent pas qu'apprendre de manière académique mais aient aussi l'occasion de pratiquer avec des français.

magnifique expo d'art 


Exposés d'expériences ralisés par les élèves (très scientifique)
                                                     ici influence de différentes boissons sur les dents 


Et là influence de differents types de sucre sur un gateau ( plus ou moins levé, plus ou moins sec, plus ou moins onctueux)

De nombreux parents sont venus assister au spectacle et rien que ça c'est une vraie réussite.


Meme si parfois tu préfères regarder de loin et sur la pelouse !



Voilà voila, on vous embrasse et pas d'inquiétude on vous donnera des nouvelles, à moins que vous ne veniez les prendre sur place ! (on dispose d'un chambre d'amis)


Bisous à tous !












mercredi 15 mai 2024

Toute la pluie tombe sur moi...


Alors on était plutôt content, voire un peu fiers, d’être presque passé entre les gouttes… mais là c’est une autre histoire ou plutôt une autre saison. Et comme on ne fait pas les choses à moitié c’est cette année que le Kenya connait une saison des pluies exceptionnelle, une qui par malheur a déjà fait presque 300 morts dans des inondations, des glissements de terrain, des barrages emportés par les crues et des véhicules balayés par le courant d’une rivière qui déborde. La côte a même été placée en état d’alerte cyclonique pendant 3 jours. Heureusement le Cyclone Hidaya s’est désagrégé après avoir frappé les côtes tanzaniennes sans trop faire de dégâts. Enfin quand les habitations en bord de côte sont faites de terres, de bâches plastiques et de tôle ondulée, il est difficile de résister à un cyclone même largement affaibli. Il y a un mois, nous avons quitté l’Océan Indien direction le Mont Kenya (5199m d’altitude, c’est haut mais on n’avait pas l’intention d’y grimper) et son parc national mais comme d’habitude entre ce que l’on imagine et la réalité, il peut y avoir un décalage. Dans le cas présent le lion après avoir testé les garages pour la Citrouille a décidé de faire un test comparatif des dentistes autour du monde : Namibie, Malawi et maintenant Kenya. Bref retour à Nairobi avec 2 cabinets dentaires recommandés, tenus par des dubaïtotes. Je doute que l’ensemble de la population ait accès à ces cabinets mais ce que l‘on peut dire c’est qu’ils sont au top de la techno et que le service est bien présent. Rendez-vous dans la journée, évaluation des soins à effectuer, écoute du client et planning clairement présenté. Bref on en sera pour 3 rendez-vous étalés sur une semaine. Entre temps on reste dans un camping dans la banlieue « chic » de Nairobi. Chic sans doute mais inondable quand même. L’occasion de rencontrer Luke un overlandiste américain en moto qui est en train d’organiser son passage en Ethiopie. L’occasion aussi d’essuyer les premières « heavy rains » qui vont emporter une partie de la banlieue nord de la ville, transformer les routes en rivières et notre camping en piscine. Chaque fois que tu descends l’escalier tu mets les tongs parce que de toutes les manières même pour jeter la poubelle tu patauges. Notre ligne de mire reste le Parc Naturel du Mont Kenya mais le destin en a décidé autrement. 
Un bon jour pour quitter la mer...

Ferry pour rejoindre Monbasa...même les kenyans ont sorti le parapluie

Non ce n'est pas la neige mais une mer de liserons qui recouvre tout

Un arbre à papayes

Quand on vous dit que la route Monbasa Nairobi est une route à camions...

Meme pas il a remarqué que je prenais la photo...

Et là cela ne faisait pas une heure qu'il pleuvait...


entre 2 orages... on repare le  parechoc de la Citrouille : avant /après



  
Le jour du départ on apprend que la route que l’on doit emprunter est inondée, et 
que c’est tellement les embouteillages et la panique que la police intervient sur place à grand coup de gaz lacrymogène. Pour le coup on aime bien là où ça bouge mais à condition que ce soit dans la bonne humeur ce qui ne semble pas le cas. Rebelotage de l’itinéraire et sur les conseils d’un contact qui vit à Nairobi on part faire un tour du côté du Lac Naivasha à 40km de Nairobi. A priori ce lac présente un environnement magnifique mais il est surpeuplé à la belle saison. Compte tenu de la météo on ne devrait pas être gêné pour trouver de la place. Par contre, le premier spot que l’on envisageait est totalement inondé. Un superbe torrent d’eau et de boue a remplacé le chemin d’accès au camping du bord du lac. Pas de bol…on continue la route et la 2ème option est la bonne le camping Fisherman’s camp est parfait, un peu humide certes mais parfait. De grands arbres, des douches et de l’électricité car les panneaux solaires quand il pleut H24 ça ne recharge pas beaucoup les batteries, et en prime plein d’hippopotames qui barbotent gentiment. Le soleil nous fera l’honneur de sa présence au moins quelques heures tous les jours (ou presque), de quoi partir en balade en bateau, prendre l’air et se balader un peu pour observer les oiseaux : martin pécheurs, ibis, cormorans, ouettes d’Egypte et j’en passe. On observe aussi des kilomètres carrés de serres. Renseignements pris il s’agit d’horticulture et principalement de roses. La prochaine fois que vous achèterez des roses en Europe vous saurez qu’il y a de fortes chances qu’elles proviennent du Lac Naivasha au Kenya. Bref après la ville ce retour au calme même sous la pluie nous convient. 


Beau lac mais pas possible de se baigner, que de la mangove.


Quand tu prends l'hélice dans un filet de pêche..


Un gros hippo à la tombée du jour broutait dans le camping.






Au 1er plan le filet et derrière les pécheurs qui rabattent le poisson

Salut les copines !

Zèbre de bord de  route...tout poussiéreux

Je crois qu'il y a du monde pour la balade dominicale

Sympa le babouin non?


L’étape suivante sera Nahururu et les cascades de Thomson. La balade pour descendre en bas de la chute d’eau est mémorable : quelques centaines de marches d’escalier tantôt bétonnées tantôt taillées dans la roche. Et quand, sur le retour, tu en vois la fin, rouge comme un gratte cul et en train de cracher tes poumons tu croises 2 jeunes locaux en train de faire leur 3ème aller-retour au petit trot. Je les hais ! Bon pour tout dire, on n’était pas parti pour y rester 10 jours mais comme la météo est à nouveau diluvienne inutile de se presser pour rejoindre le nord qui est parait-il est inondé à son tour…même le désert de Chalby est une immense flaque d’eau. C’est l’occasion pour moi de me lancer dans l’apprentissage du kiswahili. Je ne désespère pas de comprendre un peu et surtout d’arriver à me faire comprendre pour les choses basiques comme : Nina taka kula sasa kufu na wewe. Ce qui donne en français : je veux manger dans le coin avec toi maintenant. Côté grammaire c'est pas très compliqué mais question vocabulaire et sonorité je suis encore loin du compte. Sinon on s’occupe en allant faire le marché (rien de tel pour trouver fruits et légumes frais et pas chers : 7 cents l’avocat), en bouquinant, en jouant, en bricolant et surtout on réfléchit à nos options en attendant le retour de la saison sèche : louer un airbnb ou… mais oui mais c’est bien sûr faire un workaway comme nous avions fait en Finlande mais en moins long bien sûr. C’est l’occasion de se poser, de découvrir la vie locale et de rencontrer des kényans. 

Notre ami le caméléon




Encore pas trop boueux le marché...


Un spécialité locale très répandue : l'hotel boucherie ou l'inverse...

le vendeur de chapati (une sorte de naan), bref un crépier

Quand je dis que c'est inondé

Xtian a le don de se faire des copains, il ne voulait plus le lacher

Encore un peu d'eau ?

Quand il n'y a rien à faire... le Lion fait la pizza !

Encoe le marché

On n'était pas encore morts de fatigue

On va rapidement trouver une ferme prête à nous accueillir avec la Citrouille. Objectif : planter des arbres. Alors voilà on est maintenant à Naro Moru chez Eric et sa maman Becky. Ils ont acheté ce terrain et commencé les travaux en 2018. Il y a environ 4ha de champs sur lesquels ont été construits 3 « maisons » et un grand abri sous lequel Eric a installé un bar, un bbq, un emplacement pour feu de camp, des toilettes et même une douche. Sur le terrain ils cultivent du foin qu’ils rasent et revendent pour le bétail et Becky a mis en place un grand potager en permaculture. C’est-à-dire un espace « bio » ou tu oublies l’idée de rangées bien ordonnées de légumes identifiables. Ici tout se côtoie dans un joyeux bordel. Les haricots font copain-copain avec les oignons, les citrouilles sympathisent avec les poivrons et les concombres font rougir les tomates cerises. Quand aux pois ils se répandent aux côté des feuilles de chou kalé. Bref l’idée derrière ces carrés c’est qu’il y a des plantes compagnes qui cohabitent à merveille car elles ne consomment pas la même chose dans le sol. Tout ça se développe et murit gentillement sans un gramme de pesticide, seul le purin d’ortie et la décoction de mauvaises herbes ( pas n’importe lesquelles mais là j’atteins les limites de ma compréhension) ont droit de cité. Quand à nous on campe dans la citrouille mais avec accès à l’électricité, à l’eau, à la salle de bain et aux toilettes. En échange on travaille 4 à 5 heures par jours. On a commencé par planter plus de 250 arbrisseaux pour faire des haies, puis, comme la pluie est bien tombée samedi nous n’avons pas eu à les arroser mais du coup cette semaine c’est la semaine « mulshing » qui signifie « paillage » en anglais dans le texte (je reconnais que ça ne va pas être facile de le replacer dans la conversation). Chez nous on paille les arbres pour les protéger du gel à l’automne, ici on paille le pieds des arbres à la fin de la saison des pluies (bonne nouvelle) pour limiter l’évaporation de l’eau en prévision de la saison sèche et chaude. Pas d’horaire imposé ni de supervision, David qui s’occupe des champs et jardins nous indique que faire et nous prépare le terrain. Lui, travaille tous les jours au son de la musique de son téléphone. Il a une force de titan et une énergie débordante. On commence notre journée vers 9h30 et on s’arrête vers 16h fourbus et ankylosés. Planter ou pailler chaque micro arbres à 4 pattes dans la boue sous le soleil nous épuise mais finalement nous fait du bien. On redécouvre des muscles insoupçonnés, on a des crampes partout et le soir on tombe comme des mouches. On prend quand même le temps de boire un verre, manger et faire notre pain pour qu’il lève toute la nuit. Parce que au bout de 10 mois de pain de mie on a craqué, on fait notre pain tous les 3 jours environ. Quand à notre hôte Eric, il est très sympa même si on le voit pas des masses. Il travaille dans les IT depuis sa maison et même si c’est lui le proprio visiblement c’est pas du tout un pro du jardinage. Il sait ce qu’il veut et David et Becky sont à la technique. Vendredi dernier était un jour férié au Kenya le « Tree planting Day » (le jour pour planter les arbres) Eric avait organisé une soirée bbq et curry avec ses amis… une très chouette soirée où Xtian a pu regarder de près la préparation d’un curry de poulet (j’attends de tester le retour d’expérience) où l’on a enchainé les verres jusque vers 4 h du mat. Heureusement que c’était grasse mat le lendemain. On a prévu de rester par là encore une semaine ou deux. Le temps de laisser le soleil s’imposer et le temps aussi de recevoir notre nouveau carnet de passage en douane. Document sésame indispensable pour passer les frontières que nous devions renouveler au bout d’un an qui nous est envoyé de l’Automobile Club de France par DHL à Nanyuki, la ville la plus proche de la Kijani Kibichi Farm où nous sommes basés. Voilà vous savez tout, même s’il ne se passe rien d’extraordinaire. C’est aussi ça vivre autour du monde, un quotidien paisible bien qu’un peu mouillé en ce moment où tout se concentre sur la vie locale au quotidien et l’apprentissage de la sylviculture. 

1ere brouette d'arbrisseaux


Fin de journée ca commence à tirer... on s'assoit

C'est parti pour le curry !


La ferme est à 8 km de l'Equateur et on le traverse pour faire les courses !

Tentative de pêche du tilapia dans le bassin de la ferme

Lucy, un des chats de la ferme dans le camion

Lucy nous a adopté, elle vit et dort avec nous...

A bientôt pour la suite, et le départ vers le nord… Bisous à tous !