lundi 21 avril 2025

C'est parti pour...12 mois de travaux !

 

C'est là ! (0°05'40"N 37°03'41"E)

Ok maintenant on est en octobre 2024,on a notre terrain en vue et on a fait notre demande de permis résident. Que l’aventure commence !

Pour la maison, le vendeur du terrain nous recommande une architecte locale et on lui confie notre projet. On a vu pas mal de maisons locales, on aime beaucoup certaines caractéristiques architecturales comme les immenses fenêtres métalliques à petits carreaux, les grandes hauteurs sous plafond en makuti (du jonc ou du papyrus) et on sait aussi ce que l’on ne veut pas comme les maisons kikuyus avec des dizaines de petits toits dans tous les sens, des pièces biscornues et des micros fenêtres. Notre projet de maison est quasiment ficelé car Xtian a repris en main son bon vieux logiciel de design technique et après de longues soirées à faire des ébauches on arrive à un projet qui tient la route et qui nous tient à coeur. Seul point critique que l’on ne sait pas vraiment gérer : les toitures et charpentes qui vont avec. Comment s’imbriquent les toits d’une maison en U. Ca nous parait simple à gérer pour un archi : elle nous fait les plans définitifs, quelques élévations en 3D, les plans électriques et fait la demande de permis de construire auprès des autorités. Ouaf, 3 mois plus tard et quelques touffes de cheveux en moins, on voit enfin le bout du tunnel mais le lion ne lui parle plus et moi je puise dans mes réserves pour ne pas hurler à chaque plan. Il y a des erreurs partout, comme un gamin qui ne sait même pas recopier.  A croire qu’elle s’en fout de passer 3 fois plus de temps que prévu sur un projet. 3 heures de rendez-vous à passer en revue le plan électrique mais 4 aller-retours pour lui faire corriger ses erreurs. Bon en même temps quand on lui parlait elle prenait des notes en pates de mouche sur un bout de plan pas à jour… tout va bien on reste zen ! Christian me dit depuis le début c’est pas possible qu’elle soit archi… il n’avait pas tord on a découvert dernièrement en lui demandant sa licence d’architecte pour faire enregistrer le projet officiellement que la licence n’est pas à son nom, ni à aucune personne travaillant avec elle. Tout va bien… tu vis au Kenya où tout est possible même avoir un cabinet d’architecte avec pignon sur rue sans en être une. Par contre sur son devis figure des "facilitation fees" soit en clair le montant des dessous de table à payer au county pour avoir le permis. On a finalement eu le permis mi janvier mais il n’y a aucun plan de plomberie… va falloir travailler directement avec le constructeur sur place. Ca promet !



Viens ensuite le choix du constructeur, notre vendeur (à nouveau) nous conseille celui qui a fait sa maison, que nous avons vu et qui est très chouette. Le gars est de Nanyuki et y construit des maisons depuis plus de 30 ans. Il a aussi construit la piscine chauffée des copains qui nous le recommande. Tu le rencontres, il te parait bien mais tu comprends que pour avoir un devis il faut passer par un QS (Quantity Surveyor) c’est-à-dire un métreur parce que lui, estimer les quantités à partir du plan il ne sait pas faire. Va pour le QS sauf que le gars il ne nous a jamais rencontré et il part sur un plan d’archi ( pas à jour) sans savoir le type des matériaux, ni degré de finition, ni ce qu’on veut. Bref 1er chiffrage c’est du grand n’importe quoi et quand Christian se penche de près sur le travail il découvre des énormités avec des erreurs sur les surfaces, des chiffrages de porte en acajous… bref là encore quelques journées bien occupées, 4 passes et Christian qui confie tous ses fichiers excel d’analyse détaillée au constructeur. Pour finalement réaliser qu’il n’y comprend rien et ne sait pas les lire, ni même les ouvrir. Ca va pas être facile cette histoire.

Kirimi teste le terrain
En parallèle tu cherches à comprendre pourquoi les fondations de la maison sont si préoccupantes… et bien parce que le terrain est sur une zone de Black Cotton Soil, comme une grande partie de la région, et ce sol ben… c’est une calamité pour construire mais idéal pour la culture du coton (d'ou son nom). Ce sol est fait de particules argileuses noires très très fines qui retiennent l’eau gonflent et se rétractent. Le genre de truc où en camion tu t’enfonces et on te retrouve à la saison sèche. Bref sans fondations adaptées la maison craquelle. Ici tout le monde connait des maisons avec des « cracks » plus ou moins réparables…  Face à ça il y des solutions comme les dalles flottantes, l’excavation ou encore la maison sur pilotis. Bref ça sent pas bon donc on prend un gars qui pendant 2 jours va faire des trous (genre 1 m² avec un piquet et une pelle à manche court) sur le terrain pour savoir ce qu’il en est. Bilan: 3m d’épaisseur de black cotton soil. Blurps ! Compte tenu de l’augmentation de la facture on décide de retourner voir le vendeur du terrain pour négocier… parce que la solution retenue c’est de creuser sur 3 m pour enlever cette terre, de faire des murs de soutènement et de reremplir avec du « marram » une sorte de tout-venant avec des cailloux. A partir de là on creuse un mètre de plus pour les piliers que l’on relie avec une première poutre en béton à la limite des 3 mètres et on monte avec une 2 ème poutre pour relier les piliers (il y en a 28 en tout) au niveau de la dalle. Vous n’avez plus qu’à imaginer qu’on creuse l’équivalent d’une maison souterraine mais sans cave parce que je vous rappelle que ça bouge et que ça craque. Seul bénéfice c’est que sous la terrasse on va faire un réservoir d’eau de 90 000l qui récoltera les eaux de pluie et celle du forage qui nous alimentera. Voilà voilà, au passage on en apprend tous les jours sur les noms des pierres de construction, des sources d’approvisionnement, des risques associés comme les scieries qui ne sèchent pas leur bois correctement ou ne le traitent pas correctement. A savoir il y a des termites au Kenya.




Là encore pendant que je cherche sur internet les équipements et les finitions à mettre dans la maison (genre plomberie, peinture, sols…) Christian passe tout en revue sur les aspects techniques comme le système solaire car la maison est 100% off grid, les biodigesters ( pas de tout-à-l’égout ici), les systèmes de traitement d’eau… moi je vous le dis ça occupe. Surtout qu’il faut trouver les bonnes sources d’info parce que le fundi (technicien) local si tu l’écoutes il sait tout faire mais si tu lui poses une question la réponse est parfois surréaliste. Et si tu lui poses la question 2 fois, tu auras 2 réponses très différentes mais tout aussi surréalistes.

Et à la fin quand tu penses avoir trouvé une bonne solution tu la soumets au jugement de tes copains « mzungus » (blancs) qui sont nés au Kenya ( autrement appelés les KC où Kenyan Cow boy) ou qui y vivent depuis très longtemps. Le verdict tombe… bonne idée ou tu oublies ça va partir en couille. Et vu leur expérience… ça compte.


Bref, les travaux ont fini par commencer il y a 1 mois (ouf !) et c’est un peu le contre la montre pour avancer au maximum les travaux avant les pluies. Non seulement difficile de travailler aux fondations sous des trombes d’eau mais surtout plus aucun camion de ne peut accéder au terrain sans prendre le risque de rester tanquer. Bref, chaque jour qui passe on croise les doigts. A ce jour on a eu quelques beaux orages tropicaux qui ont nécessité de remblayer le chemin d'accès avec des caillasses que 2 ouviers se sont empressés de concassés à la masse.

Fin mars nous avons quitté la jolie maison en location depuis Aout pour retourner vivre dans le camion sur le terrain pendant la durée du chantier parce que s’il y a un point sur lequel TOUT le monde est d’accord : tu dois être sur place tous les jours et tout le temps si tu veux éviter les mauvaises surprises. Vu que tout se fait « à l’africaine »… ca peut vite déraper Un exemple ? Il y a un mois, le constructeur (Françis) nous dit « j’ai fait le marquage de la maison selon le plan venez voir ». Alors à savoir que l’archi n’est jamais venu sur le terrain qui est couvert de bush, donc implanter la maison on a fait ça nous même et un peu comme on pouvait  ( merci Google earth) puisqu’à moins d’être un dik-dik ( antilope naine) tu ne passes pas dans les massifs d’acacias. Christian avait marqué l’emplacement de la maison sur un plan avec des repères en x;y par rapport à la clôture…mort de rire quand on arrive c’était pas bon vu que le constructeur ne sait pas ce que c’est qu’un point positionné en abscisse et ordonnée. Première visite du chantier…. Le lion crise, mais nous sommes là pour rattraper alors on se refait toutes les mesures avec un mètre ruban de 50m dans les broussailles. A chaque angle il y a un ouvrier qui nous court derrière et plante un gros piquet avec une masse. Puis le constructeur nous dit qu’il va commencer le chantier par faire le chemin d’accès entre le portail et l’emplacement de la maison pour que l’excavatrice et les camions qui vont évacuer la terre tassent le tout-venant et ne détruise pas tout. Sur le fond d’accord sauf que 3 jours auparavant il nous avait dit le contraire et nous avait convaincu qu’il vallait mieux aller au plus court. En 30 minutes le lion a dû sortir l’ordinateur et calculer le tracé du chemin, qui bien évidemment fait des courbes, et donner des points de repère pour faire les mesures et planter d’autres piquets. Puis saupoudrer généreusement le tout avec de la poudre de craie sur ce qui est censé être les bords de chemin. Au final, 48 heures après on a un beau chemin avec un rond-point devant la « future » maison pour déposer les courses (hi hi hi ca fait réver non ?). La pelleteuse n’a rien cassé et il a fallu 12 camions de 30 tonnes de cailloux pour déblayer le black cotton soil enlevé. 




Non ca n'est pas la piscine !


Depuis tous les matins on a une armada d’ouvriers qui débarquent vers 7h30. Après avoir creusé, les voilà en train de construire les murs de soutènement en pierre de Kinganjo. Ce sont des pierres très très dures taillées à la main. On en est à 4 camions de 40 t et  c’est pas fini ! Et pour la maison il est prévu 600 sacs de ciment. On a aussi 2 jeunes femmes qui sont là tous les jours pour préparer de quoi nourrir tout ce petit monde. A 10h pause thé et chapati et à 13h pause déjeuner avec le plus souvent une belle assiette de choux, pommes de terre, carottes ou de l’ugali (sorte de polenta de mais blanc) ou d’un mélange haricots rouges, maïs, patate. N’oublions pas que le moral est dans la gamelle et vu le boulot il vaut mieux qu’ils soient bien nourris. 



Echaffaudage fait main pour que celui d'en haut aligne le pilier avec un fil à plomb


A la chaîne pour apporter le béton dans le coffrage !




C'est juste la maison souterraine !


Il cassent les cailloux sous le réservoir d'eau !

Technique locale pour bloquer les coffrages...

Pour Pâques, Francis a offert un repas de fête aux ouvriers: de la chèvre ! Et nous on offrait les sodas. Ce que je ne savais pas c'est que cette pauvre bête arriverait sur le terrain vivante le matin et serait égorgé sur place... puis bouillie et grillée. Autant vous dire qu'on a laissé notre part et on les a laissé déjeuner entre eux.

Patricia la cuisto à l'oeuvre!


On n’en est qu’au tout début… et c’est une nouvelle aventure qui commence. En parallèle on a commencé à nettoyer le terrain à grands coups de sécateurs et de débroussailleuse. Christian a des courbatures dans les mains et le dos et à force de me planter des épines partout je bosse avec des manches longues même si je meurs de chaud. C’est pas triste car il y a des buissons d’acacias partout et des épineux de toutes sortes.

Côté construction on en apprend tous les jours… à suivre !





Et pour finir on laisse nos copains avoir le dernier mot ! Bisous à tous !



dimanche 6 avril 2025

On y est...on y reste !

 


Alors par où commencer… peut-être par dire merci à toutes les personnes qui se sont inquiétées de notre silence. Merci à vous d’avoir demandé des nouvelles. Et c’est donc le moment de vous en donner.

Nous sommes toujours au Kenya depuis maintenant presque un an. Le temps passe trop vite… nous sommes arrivés le 23 mars 2024.

Lors de mon dernier post je vous parlais de notre envie de rester à Nanyuki jusque fin janvier et bien on va finalement y rester bien plus longtemps puis que nous avons demandé et obtenu notre permis de résident kenyan, mais nous avons aussi décidé de nous lancer dans un nouveau projet… on a acheté un terrain et on attaque la construction d’une grande maison. Bref on se refait « Out of Africa »…

Vue du terrain

Chemin d'accès

Des copains sur la route pour Balungi

Mais qu’y a-t-il de si spécial au Kenya et encore plus particulièrement à Nanyuki, c’est quoi ce petit truc en plus ? Difficile à dire en fait…

Quand nous avons quitté la France nous avons toujours dit si un jour on trouve un endroit qui nous plait, on se pose. Et bien presque 8 ans après c’est arrivé sans prévenir, un peu par surprise et surtout on était sans doute près pour un autre challenge.

Nanyuki c’est dans la région du Laipikia, sur l’équateur (oui c’est drôle de traverser l’équateur à chaque fois que nous allons faire les courses ou boire un verre) au pied du Mont Kenya (5199m). Un climat assez doux où il ne fait jamais plus de 30 et jamais moins de 12 la nuit. Donc autant dire loin des clichés d’une Afrique où tu crèves de chaud. D’ailleurs ici c’est plutôt vert tout au long de l’année, avec 2 saisons des pluies une grande en Avril/mai et une courte en novembre. Mais dans les 2 cas il s‘agit d’énormes orages qui peuvent provoquer des inondations (surtout que la plupart des routes ne sont pas goudronnées) mais qui sèchent aussi très vite


On est entouré par de nombreuses réserves et Parc Nationaux qui, je le reconnais, sont très accueillants pour les résidents mais horriblement chers pour les touristes. Facile de rencontrer des éléphants, des dik-dik ou des rhinocéros (les 2 derniers rhino blancs d’Afrique vivent leur meilleure vie à moins de 25 km de la maison).

Ol Pejeta à 20 km de la maison




Nanyuiki est une petite ville de 73 000 habitants avec la traditionnelle nonchalance africaine mais en fait super active, on y trouve de tout et surtout une liberté qui nous a conquis. Fondée en 1907 par les colons britanniques, il y a toujours une forte communauté internationale établie depuis longtemps qui vit en bonne intelligence avec les communautés locales Kikuyus, swahilis et masaïs, sans parler des indiens qui sont installés au Kenya (comme en Tanzanie) depuis de nombreuses générations et possèdent ici la plupart des commerces (sauf coiffeurs et salon de beauté).

Mercredi, jour de "grand marché"

Donc en fait durant notre passage en woofing a la ferme d’Eric nous avons pu découvrir qu’ici la vie quotidienne peut être facile et fun. Quoi demander de plus : tu peux à la fois partir dormir dans le bush, boire un capuccino en terrasse, manger dans un resto une pizza au feu de bois, un curry à moins que ce ne soit un nyama choma (BBQ) avec les copains et finir la soirée en buvant des bières ou des gins au son d’un DJ.

Fin de soirée au Coffee Bench " Home of the free and the brave"

Quand tu pars en pique nique avec les copains...

Quoique tu cherches, tu trouves et si tu ne sais pas où ni comment tu poses la question sur le groupe Whatsapp de la ville et tu as la réponse dans la foulée. Besoin d’un réparateur d’ordi ? Hop voilà le numéro, besoin d’acheter une imprimante ? Pas de problème, besoin de trouver un menuisier pour faire un meuble ? Et voilà, Une recommandation pour un dentiste ? par de souci et en plus tu as ton rendez-vous dans la journée. Quand je dis que la vie est facile… et si malgré tout tu ne trouves pas ton bonheur à Nanyuki, Nairobi est à 3 heures de route. Ca signifie que tu commandes chez Decathlon ou Yves rocher (au hasard) et on te livre dans la journée par matatu.


Matatu ? Et bien Matatu c’est minibus qui fait la liaison entre 2 villes et qui peut aussi bien transporter des « voyageurs » que des colis. Il y en a des millions au Kenya avec ou sans réservation, direct ou omnibus c’est une institution. Et quand tu arrives à la gare des matatus tu peux faire le dernier morceau de trajet en Boda Boda. Le boda boda c’est la moto taxi, qui là encore livre aussi bien du passager (si tu n’es pas blanc 3 passagers par moto est une bonne moyenne) que du colis : des dizaines de cageots de poules, des bidons de laits, des tuyaux de plusieurs mètres de long, voir un canapé ou même une machine à laver. Tout se transporte du moment qu’on peut l’accrocher.


Tous les bodas bodas sont équipés d'un para pluie/soleil



Par contre soyons clair si ta passion c’est le théâtre ou les arts lyriques, si pour toi tout doit fonctionner avec la précision d’une horloge, si tu es à cheval sur la ponctualité, si tu attends une réponse claire, précise et invariable à tes questions alors mieux vaut continuer ta route.

Ici tu évolues dans un monde où tout est possible, faut juste avoir le temps, être prêt à discuter et avoir aussi quelques ressources financières car tout se monnaye surtout quand tu es « mzungu » (blanc). Mais à part ça pas de prise de tête, la nature est enchanteresse.

Alors voilà on a décidé de poser nos valises ici. Ce qui nous laisse aussi l’opportunité de voyager en Afrique de l’Est avec la Citrouille quand notre nouveau projet/challenge sera un peu avancé.

D’abord autant vous dire que c’est le genre de projet qui en Afrique vous fait découvrir ce qu’est l’ascenseur émotionnel. Quand tu crois que tout est facile ou que tu as trouvé le bon lieu, le bon architecte, le bon constructeur…tu tu tu tu pas aussi simple.

D’abord le terrain, alors il faut savoir qu’au-delà du statut du terrain agricole ou constructible en fait tout est possible même construire sur une terre agricole mais si tu es non kényan et bien tu ne peux pas le posséder tu en auras une concession ou tu devras créer une société immobilière avec ton avocat kenyan qui sera ton associé. Si tu comptes sur un agent immobilier pour te renseigner ton projet verra peut-être le jour dans 20 ans. Trouver un terrain nécessite de parler avec tes copains qui eux même en parlent à leur personnel (gardien, cuisiner, jardinier, homme à tout faire) qui connait quelqu’un qui a des terrains. Et si c'est pas lui c'est le beau-frère du cousin. Par contre tu vas voir de tout et tu ne sais pas qui vend. Donc à partir de là tu prends un avocat qui va se charger de vérifier que le terrain peut être vendu (et donc acheté), qu’il appartient bien à la personne qui se revendique propriétaire et pas à tout une famille. Parce que sinon il faut que toute la famille soit d’accord et signe la vente. On en a vu un découpé en 7 bandes chacune appartenant à un des7 frères. Courage fuyons !  Et puis petit détail, vérifier aussi que le terrain n’est pas déjà vendu à quelqu’un d’autre. Face à ça, soyons honnêtes on a choisi la presque facilité : on a acheté à un anglais qui vit au Kenya depuis 30 ans. Et on a acheté dans un conservancy c’est-à-dire une zone naturelle protégée qui est juridiquement érigé en société privée. Donc Balungi Conservancy (pamplemoussier en Kiswahili) est une zone de 200 acres ( environ 81 hectares) partagée en 20 proprios et chacun possède une part dans cette société. En fait on possède donc 10 acres ( 4,5 ha) mas on ne peut en clôturer de 2,5 ( (1 ha) pour construire la maison. Le reste doit demeurer ouvert en zone naturelle partagée afin de permettre à la faune de faire sa vie. A Balungi il y a surtout des hyènes et dik-dik, des maned rats et il semblerait qu’un léopard vienne de temps en temps… je pense que c’est quand il est vraiment désespéré. Pas de zèbres car on est dans le bush et pas dans des prairies mais il y en a pas loin. Mais le principal c’est surtout que la zone est protégée, donc pas de nouvelles constructions.

La rivière qui borde le conservancy


Pour la maison, design et construction je vous ferai un post dédié parce que c’est une aventure en cours : on creuse les fondations en ce moment et franchement on en découvre tous les jours. A la fin du mois de mars nous avons quitté la maison en location et on vit sur notre terrain dans la Citrouille pour suivre les travaux au jour le jour.

Voilà, voila… vous savez maintenant où nous sommes et on partagera avec vous très prochainement l’avancée de ce challenge 2025 et puis bien sur tenez vous prêts car vous êtes tous les bienvenues des que c’est fini, on a de la place et on vous accueille à bras ouverts.

Allez les p'tits loups, promis je vous en dit plus super bientôt avec des photos du chantier... en attendans big bisous à tous, on vous aime !

8 mois plus tard...de retour dans le camion