mardi 5 avril 2022

Un long hiver en Grèce…

 


Et bien nous revoilà, certains se sont inquiétés de notre silence, d’autres nous ont envoyé des messages, alors on vous rassure nous allons parfaitement bien mais nous sommes passés en mode hibernation durant tout cet hiver. Non pas que nous ayons fait vœux de silence mais notre rythme s’est passablement ralenti et notre aventure avec Monsieur Chat nous a bien occupé. 


Lors du dernier post je vous racontais notre rencontre avec le plus merveilleux des félidés. Un chat/chien qui nous a adopté en un éclair et qui a pris ses quartiers dans la Citrouille. Je vous disais aussi que ce matou était enrhumé et malheureusement 48h après nous effectuions notre première visite chez le vétérinaire. Ce ne fut pas la dernière car Monsieur Cat était atteint du Typhus, du Coronavirus des chats et d’une gardiose (parasite intestinal). Bref un trio mortel qui l’a contraint de passer une semaine sous perfusion chez le vétérinaire. 

Un temps mis à profit pour visiter la région mais aussi pour avoir notre 3ème dose de vaccin. Aucun souci ici, après avoir obtenu notre numéro de sécu local temporaire, en 48h nous avions un rendez-vous au centre de santé et 48h après on retournait au customer service pour se faire imprimer le certificat. 





8 jours plus tard Monsieur Chat est un warrior et il s’en est sorti. Nous avons alors tout fait pour l’emmener avec nous et en faire un warrior aventurier. Un mois à se déplacer dans la région, à tester les bivouacs, à voir s’il s’habituait à la vie en camion. Hélas, alors que nous croyions que ce rêve devenait réalité, Monsieur Chat a soudainement été pris de crises d’angoisse proche de l’hystérie. Il s’est mis à avoir peur de tout (de son ombre, d’un lacet, de la taie d’oreiller, du pied de la table…) et à stresser un max. Une ultime visite chez le vétérinaire nous a confirmé qu’il n’y avait pas de problème physique mais « juste » comportemental. Nous avons alors mis Monsieur Chat sous anxiolytiques pendant 5 jours pour qu’il retrouve de la sérénité puis un traitement de fond sur plus de 2 semaines que nous avons décidé de suivre en retournant sur la plage où il était né et où nous l’avions rencontré. Il a tout doucement repris confiance dans son fief mais malheureusement nous avons aussi réalisé que tout allait bien parce que nous étions « sédentaires ». Et la perspective d’une récidive loin de son coin de Grèce nous a fait comprendre que ce serait très difficile pour lui et pour nous. L’idée de le perdre dans un endroit où il ne serait pas chez lui avec tous les risques qu’il aurait à affronter nous a fait réfléchir et après avoir encore passé plus d’une semaine à être sûr qu’il était en pleine forme nous l’avons rendu à sa liberté. Je ne vous cache pas que j’en suis encore traumatisée et que j’ai passé des jours à pleurer et des nuits à entendre son fantôme miauler derrière la porte. Mais malgré une immense culpabilité, nous avons repris la route au bout de 2 mois. Je lui souhaite une longue vie !





Voilà vous savez maintenant ce qui nous a occupé et je dois aussi avouer que les jours qui ont suivis ont été très tristes et jusqu’à aujourd’hui il m’était impossible de raconter cette aventure.

Direction le sud donc, enfin le sud de la Grèce septentrionale car nous avons décidé de ne pas aller dans le Péloponnèse. Après 2 mois dans le Kalkidiki, nous longeons la côte de la Mer Egée, jusqu’au Golfe Pagasétique (hi hi hi j’imagine les plus courageux d’entre vous le nez dans Google maps). L’occasion pour nous de repasser par la plage où nous étions restés plus d’un mois en 2019 et de rendre une petite visite au super garagiste qui nous avait soudé le réservoir auxiliaire. En effet la durite entre le bouchon de remplissage et le réservoir auxiliaire a rendu l’âme. Le Lion a bricolé une réparation de fortune pour pouvoir y remettre 20l de gasoil et donc avoir de l’eau chaude (ben oui sans ça c’est chauffage de l’eau à la casserole). Mais là, nous ne sommes pas déçus du service. En l’espace de 2 heures, le garagiste démonte la durite existante (ce qui signifie démonter tout le bouchon de remplissage), se procure la bonne durite qui résiste au gasoil et à la bonne dimension et nous remonte le tout. Le temps pour nous de déjeuner, de prendre un café et nous voilà repartis. 

Longer la côte en plein mois de mars n’est sans doute pas l’idée du siècle, les paysages sont très beaux, la météo oscille entre grand soleil et pluie diluvienne mais tous les villages que nous traversons sont morts ! La Grèce est apparemment un pays qui vit à mi-temps : l’été ça vibre de la présence d’une foule de touristes, bars et restaurants pleins et l’hiver… même le supermarché est fermé en hibernation. Trouver du pain peut se révéler être un challenge, du coup Le Lion s’est remis à en faire et je dois avouer que c’est un vrai plaisir. A Achilleio, Dimitri nous explique que le restaurant est « peut-être » ouvert à partir de 6h mais il n’en est pas sûr (après être passé devant, nous non plus d’ailleurs) du coup il revient quelques heures après nous apporter de la salade de son jardin. C’est sympa mais je dois avouer un peu dépriment parfois. Notre objectif est de rejoindre Thermopiles où Lise (notre copine en Bulgarie) nous a recommandé les sources chaudes. Comme nous ne sommes pas pressés un petit détour par l’île d’Eubée nous séduit bien. Nous y arrivons le lundi 7 mars et on s’interroge sur la présence de tant de monde aux terrasses et sur les plages. En fait il s’agit du Lundi Pur, un jour férié pour fêter la fin du Carnaval et le début de la période de Carême jusqu’à Pâque. Il semble que la tradition soit de faire voler de petits cerfs-volants et de pique-niquer sur les plages. On profite donc de cette ambiance et on ne le regrettera pas… dès le lendemain et en 3 jours il tombera plus d’un mètre de neige et les routes (où devrais je dire LA route) qui traverse la montagne et n’est déneigée que sur une seule file. Pas facile avec la Citrouille et on croise les doigts pour ne rencontrer personne (je sais, vous nous trouvez incohérents une fois on veut du monde et le lendemain on souhaite ne croiser personne). Par contre les paysages sont sublimes et voir les oliviers recouverts d’une épaisse couche blanche est assez inhabituel, sans parler des voitures garées devant les maisons qui ont disparues sous la neige. 

sous la neige : le sable !







Alors c’est beau mais c’est froid et nous, en mars on a quand même hâte d’être au printemps. Heureusement à notre arrivée à Thermopiles le soleil est revenu et nous pouvons profiter de cette rivière fumante. L’eau coule ici à 38°, et les voyageurs font volontiers une halte en remontant du Péloponnèse sur la route des Météores. Nous sommes plusieurs fourgons, camions et autre camping-car à en profiter, l’ambiance est bon enfant du matin au soir. Après avoir profiter pendant 3 jours des piscines naturelles nous reprenons la route du Sud au travers des Monts Parnasses. 







Le grand vainqueur de la bataille de Thermopiles : le roi Leonidas !

Prochain objectif le Golfe de Corinthe, puis Patras avant de remonter le long des côtes de la Mer Ionienne. Là nous sommes surpris par un vent qui aurait pu décorner tous les taureaux de Camargue et malheureusement la porte côté passager va en faire les frais. Il va nous falloir trouver un Iveco ou un carrossier si je ne veux pas faire la fin du voyage en passant par le côté conducteur. Ce sera fait à Agrinio, où nous avons rencontré quelqu’un qui connait un garagiste qui connait un carrossier qui nous règle ça en moins de 15 minutes. Le plus long aura été de l’identifier et de le trouver derrière un marchand de pneus caché en contre bas à partir de la 2ème moitié de la contre-allée.


Quand il y a trop de vent tu te caches derrière l'Eglise !

Ca y est on peut continuer vers Lefkada, une charmante ville avec un joli port et tout plein de bars, de restaurants, des magasins et même de vieux moulins abandonnés sur la plage. Ca sent le printemps et ça fait du bien de voir du monde, de boire un café dans une rue piétonne, de se balader, même si côté bivouac on préfère se retirer au cœur des marais et loin du parking à camping-car. 






D’ailleurs nos prochains bivouacs seront particulièrement isolés au milieu du Golfe Ambracique à Koronisia. Impossible de vous décrire l’endroit je préfère vous mettre une photo de la carte mais c’est juste magnifique, avec une belle balade pour aller boire un café dans le seul bar du village ouvert face à la mer. La encore nous sommes surpris par le monde en terrasse pour un vendredi… et c’est bien normal car il s’agit du 25 mars, Jour de la Fête Nationale Grecque. Bon à Koronisia les festivités sont limitées mais le soleil est au rendez-vous et on profite dignement avant de décider de retourner passer le reste du week-end à Prevenza. Parce qu’au bout du monde c’est calme mais question réseau c’est pas ça, hors le Tournois des VI Nations et le grand prix F1 d’Arabie Saoudite n’attendent pas. Prevenza dispose d’une Marina digne de celles de la Côte d’Azur. Les catamarans luxueux sont alignés le long du quai et le petit personnel s’agite pour les préparer avant l’ouverture de la saison. Entre deux coups de chiffons sur les chromes, certains en profitent pour boire un verre ou un café sur le ponton arrière à la manière de leurs richissimes propriétaires. Les tavernes dans les rues piétonnes sont pleines de touristes locaux et c’est vrai que manger des calamars grillés en buvant de l’ouzo en terrasse nous donne l’impression que les beaux jours arrivent. Enfin presque parce qu’une petite veste n’est pas superflue quand même.  







Nous arrivons doucement à Igoumenitsa, notre dernière étape grecque, plus de 3 mois et demi déjà que nous sommes arrivés. Alors Igoumenitsa c’est généralement là que les ferries en provenance d’Italie arrivent et c’est tout près de Qafé Boté la frontière avec l’Albanie. Nous sommes censés y trouver un Iveco pour faire la révision du camion mais comme de bien entendu le livret du constructeur n’est pas à jour et il y a belle lurette qu’Iveco n’existe plus là-bas. On a donc recours au bouche à oreille afin de trouver le garagiste qui connait le garagiste qui saura nous faire une révision, pas le plus simple pour un camion. Là encore coup de chance puisque nous trouvons un électricien auto qui va passer tous les coups de téléphones nécessaires pour nous dégoter la perle rare introuvable sans aide là encore, car perdu sur une ancienne route quasiment inutilisée depuis l’ouverture de l’autoroute et sans enseigne. Mais le garagiste est super sympa, dispose de tous les filtres et les huiles nécessaires. La Citrouille quittera donc la Grèce au mieux de sa forme et nous on est prêt à entamer une nouvelle étape vers les terrae incognita albanaises.

Parga sur la route d'Igoumenitsa


On est bien au milieu des oliviers centenaires

Pas trop de monde sur la plage, c'est bon pour la sieste.

Verification de l'huile de pont ! Check !

A bientôt les amis !

Yassas !

vendredi 7 janvier 2022

καλή χρονιά!


Alors il faut bien le dire depuis que l’on est en Grèce notre rythme s’est passablement ralenti. Tant le rythme de parution des posts que celui de nos déplacements. Sans doute le soleil et la mer… il y a comme une invitation au farniente même en hiver. En fait nous sommes restés sur la plage de notre 1er bivouac grec plus de 10 jours. 





On ne s'en lasse pas !

Nous connaissions la plage de Mangana pour y avoir déjà séjourné à notre retour de Turquie en 2019 (dans le monde d’avant quoi), mais à la différence près qu’en ce mois de décembre nous sommes seuls à l’exception de quelques pêcheurs qui viennent poser leurs cannes et boire un coup. Très important le « boire un coup » car pour la pêche elle n’a rien de miraculeuse donc on suppose que c’est surtout pour retrouver les copains. En parlant de copains, c’est sur la plage aussi que nous avons lié amitié avec Copain. Un copain poilu, fun et câlin avec qui nous avons fait de grandes balades sur la plage, de belles parties de jeu, de grosses séances caresses, bref un Copain inoubliable mais Copain est, comme dirait ma copine Lolo, « une âme vagabonde » et après nous être longtemps et vraiment posé la question d’embarquer Copain dans notre aventure, après avoir pesé le pour et le contre… il est apparu assez clair que Copain était un chien adulte, libre, très autonome, sans un sou d’éducation sociale et que nous ne pouvions pas lui garantir une vie qui lui conviendrait. Copain est donc resté à Mangana et j’ai pleuré pendant des heures et des heures. La seule chose qui me console c’est que Copain n’était pas maigre ni désespéré à mon arrivée car les locaux donnent à manger aux chiens libres. Disons que nous lui avons offerts de chouettes vacances. 

Le plus beau de tous : Copain !💕



 C’est aussi à Mangana que Gert et Dora nous ont rejoint pour passer Noël ensemble. Nous les avions rencontrés en Slovaquie et ils ont choisi la route des Balkans pour arriver en Grèce puis partir en Turquie. Et comme le monde est finalement assez petit, on a pu à nouveau passer quelques jours ensemble. La Citrouille a servi de cuisine avec le Chef Xtian aux fourneaux et le Fiat de nos amis a servi de salle à manger. Quel Luxe ! Au menu : Bouillabaisse de Réveillon avec Melomakaronas et Kourabiédes en dessert (ce sont de petits gâteaux de Noël typiquement grecs) et pour le 25 ce fut Gambas flambées au pastis avec Tiramisu à 4 mains (celles de Dora et Gert). Franchement on ne va pas se plaindre.

Préparation du Tiramisu à 4 mains et sans fouet électrique !

Joyeux Noël !

pour une bonne bouillabaisse il faut une bonne soupe !



D’autant que faire les courses de Noël nous a permis de découvrir le marché de Xanthi (la ville la plus proche à 20km), son ambiance de fête et ses cafés. Oui, il faut savoir que le café grec (c’est-à-dire à la Turque), ou frappé, ou au lait, ou… sous toutes ses formes est une institution ici. Le Grec se promène partout avec un gobelet et les terrasses sont pleines de 11h à 14h (A condition que tu présentes un pass sanitaire ET une pièce d’identité). Après 14h ils passent à table. Il y a des torréfacteurs à tous les coins de rue et ça embaume le passage. Bon le problème avec tout ça c’est que l’on retrouve des gobelets partout. Depuis presque 10 ans, la 1ere fois que nous sommes venus en Grèce, les grecs n’ont malheureusement pas beaucoup progressé sur la gestion des ordures. Pour nettoyer les 60m² de plage autour du camion nous avons remplis plus de 6 énormes sacs poubelles. Franchement c’est un peu à désespérer car des containeurs à poubelles il y en a… mais ils ne sont pas vidés. Bon on s’adapte et c’est pas pire qu’en Roumanie. Noël passé nos amis s’en vont vers la frontière turque et nous entamons les démarches pour recevoir la 3ème dose de vaccin en Grèce (ben oui ça se durci et on ne voudrait pas être bloqué). On a tout lu de la démarche à suivre… reste la réalité. Et bien on est plutôt agréablement surpris car en nous présentant au « Customer Service » (une sorte de guichet unique) de la ville de Xanthi, et après une 20aine de minutes d’attente et de doute. Un monsieur fort sympa fera tout le nécessaire pour nous attribuer un numéro de sécurité sociale grec, le pass indispensable pour prendre rendez vous sur le site officiel. Nous en sommes à cette étape, car nous sommes censés présenter et faire enregistrer le certificat des 2 ères injections d’ici fin janvier. Coup de bol j’ai les miens et Xtian va se faire envoyer par mail le certif de la 1ere injection car impossible de le récupérer sur Améli. Notre système est super bien fait, Grrr… Pour la suite on vous tiendra au courant car le site d’inscription est en grec et ils demandent un numéro fiscal (chose que nous n’avons pas bien entendu) mais on a cru comprendre que l’on pouvait repasser par le customer center ou par une pharmacie habilitée. On va laisser finir la semaine et les vacances locales et on repart à l’attaque. Moi je vous le dis c’est pas fini cette histoire. 

La Tour blanche
En attendant on a décidé de passer le Nouvel An à Thessalonique la 2ème ville du pays, ou la capitale du Nord comme ils aiment à le dire. En route, on fait un petit stop à Liti pour récupérer notre jante chez Karetsos Konstantinos. Un garage à pneu dans un petit bled mais quand on arrive no problème la jante est là sur sa palette et il nous la monte aussitôt. Puis par acquis de conscience mais sans trop y croire le Lion lui demande si par hasard il nous trouverait des pneus neuf. En fait ces fameux pneus Matador Hector on les cherche depuis la Hongrie. On a fait tous les sites possible et imaginables en Hongrie, Roumanie et Bulgarie et même avec l’aide de routiers locaux, impossible de les avoir. On s’est fait à l’idée de les changer à notre retour en France mais on tente le coup quand même. Le gars nous regarde passe un coup de téléphone et nous annonce un prix, puis nous précise que c’est un prix avec facture mais que si on paye en liquide c’est 20% en moins. Nous restons un peu stupéfaits surtout que le prix est très correct. On accepte tout en se demandant où ça va merder mais non, 40 minutes plus tard une camionnette arrive avec nos pneus. On n’en revient pas. Le gars nous les monte et aide Xtian à mettre un pneu de secours supplémentaire sur la galerie. Bon là c’est moins drôle car un pneu c’est 45kg à hisser au bout d’une sangle et le Lion va glisser sur la galerie et prendre le pare branche dans les côtes. Depuis c’est pas la joie mais ça va déjà un peu mieux. Il lui faut juste prendre son mal en patience. C’est le cas de le dire. Mais la Citrouille a des chaussettes neuves ! 

Oh des chaussettes neuves !


A Thessalonique on devient champion du monde du bivouac en ville, plus besoin d’hôtel ! Un super spot au bord de l’eau à côté de l’Opéra dans un quartier avec plein de restos et à 5,5km de l’hyper centre en suivant « La Corniche » locale. On fera l’aller/ retour une fois mais pour le reste du temps… il y a des bus et l’appli smart phone qui va bien pour savoir lequel, où et quand. D’un point de vue purement touristique cette grande ville ne présente pas grand intérêt et une journée de balade suffit à satisfaire sa curiosité sauf à être fan de musées et d’Eglises. Par contre le centre-ville est vivant, plein de boutiques, de décos, de terrasses, de musiciens avec un superbe marché et ses tavernes bien sympa. Surtout ne pas oublier sa pièce d’identité si tu veux poser tes fesses dans un café, j’ai oublié le 1er jour, impossible de boire un coup en ville. Un peu dépité nous sommes rentrés dans notre quartier de Malakria et bien heureux nous avons été accueillis dans une super taverne au bout du quai face à la mer. Pour les marseillais, nous avions l’impression d’être chez Fonfon. 


la place Aristote (original !)

le marché de Kapani


un vrai repas grec à la Taverne Triaktis

La sculpture des Parapluies : original !





Pour le 31, difficile de bien comprendre les habitudes locales, surtout qu’avec le COVID, il apparait que les festivités publiques ne sont pas de mises. On choisit donc un resto qui fait aussi lounge bar avec belle terrasse sur la mer et la « croisette » et accessible à pied depuis notre Citrouille. On va réserver la veille et ouf ! c’est bon. En fait il n’y a rien de pire qu’un endroit en ville où il n’y a personne. Donc là c’est bon choix. Du monde, une ambiance cool (pas que des bimbos sur leur 31), un repas sympa et juste avant minuit le serveur vient nous chercher pour se joindre à l’équipe sur la terrasse. Coupe de « Pétillant » offerte, musique et distribution de feux de bengales. Pas de feu d’artifice officiel donc mais des dizaines de feux «privés» illuminent toute la baie. Un beau moment ! Le 1er janvier c’est la Sainte Basile et c’est une fête importante pour les grecs qui mange la célèbre briohe avec la « Lucky Coin Inside », une médaille qui sert de fève comme dans notre gâteau d’Epiphanie. On coupe 4 parts de plus que le nombre de convives ( une pour Jésus, une pour Marie, une pour St Basile et une pour le pauvre) et on tire au sort. Celui qui trouve la fève part donc pour une Bonne Année ( Kali Kronia en grec phonétique). Pour nous ce sera une journée cool avec une grande balade sur la Corniche. 







ça aussi c'est Thessalonique...




Nous avons prévu de partir le lendemain vers la région du Chalcidiki. Il s’agit des 3 doigts au sud de Thessalonique. Le « doigt » le plus à droite est celui du Mont Athos et de sa vingtaine de Monastères. Impossible d’y accéder. 2000 moines vivent là, dans cette République Monastique du Mont Athos et les femmes sont formellement interdite de séjour. Quant aux hommes qui voudraient y aller, il leur faut faire une demande écrite et dument circonstanciée pour expliquer pourquoi. Leur requête sera étudiée et un visa de 3 nuits pourra leur être accordé pour un séjour nourri logé dans la péninsule. Chaque année près de 35000 visas sont accordés par le Parlement de cette mini République mais qui s’enorgueillit de la plus ancienne continuité de fonctionnement de tous les parlements du monde. En ce qui concerne les femmes elles peuvent toujours opter pour une croisière au large de la Péninsule pour admirer le Mont Athos et les Monastères accrochés aux falaises. En ce qui nous concerne, on opte pour le doigt le plus a gauche et le plus proche de Théssalonique. En cette saison ce n’est pas la folle activité et les villages traversés sont parfois assez sinistre. Mais la quantité d’hôtels, de « resort » et de « luxurious appartments » donnent une idée assez précise de la folie que ce doit être en été. En ce qui nous concerne on va aller se poser au bord de la plage de Glarokavos, presque sous les pins. L’eau est d’un bleu turquoise, limpide et le soleil est là. L’idée de la « gouter » me monte au cerveau mais une fois les pieds dans l’eau je ne peux résister à prendre mon 1er bain de l’année un 5 janvier ! Finalement pas si froide que ça… Juste derrière notre plage il y a un magnifique lagon qui sert de port aux petits bateaux de pêche locaux. 

on a connu pire pour un mois de janvier



Si si elle est bonne !


C’est là que nous rencontrons Monsieur Chat. Il est paisiblement assis sur une barque et vient à notre rencontre. 2 caresses plus tard, il nous suit dans notre promenade jusqu’au camion où il fait le siège en bas de l’escalier. Evidemment nous ne résistons pas à le nourrir, bien que, vu la corpulence de matou, il doit se débrouiller très bien (là encore les villageois et les pêcheurs les nourrissent). Le lendemain au réveil il est en haut de l’escalier et miaule. Et en moins de 24heures Monsieur Chat a pris possession de la Citrouille il dort sur les banquettes, sur le lit avec une nette préférence pour la veste polaire du Lion et ne cesse de réclamer des câlins… Pas une once d’agressivité et depuis ce matin il a fait l’incroyable effort de sortir 10 minutes pour aller faire ses besoins puis regagner la banquette. C’est une sorte de chat/chien qui ne supporte pas de ne pas nous avoir à moins de 2m de lui. Mais Monsieur Chat est enrhumé alors on lui pardonne : que dire… je ne sais pas. On verra demain !

Monsieur Chat prend possession des lieux ... patte à patte !





Bon allez on va pas se mentir...il va falloir bouger vers le sud ! A bientôt les amis  encore une belle année à vous avec du fun et de la sérénité. Bises !