jeudi 2 décembre 2021

De Bucuresti à софиа


Comme prévu nous terminons notre visite roumaine par sa capitale Bucarest. Alors pour tout dire Bucuresti (en roumain dans le texte) est un vaste embouteillage et il faut faire preuve de patience et de persévérance pour atteindre le centre-ville un vendredi soir. Nous ne savions quoi attendre de notre séjour à la capitale, car elle est souvent comparée à Budapest ou Prague et donc un peu décevante mais contrairement à ces avis d’autres voyageurs nous y avons passé un très agréable week-end. Premier élément important pour nous : pas de galère d’hôtel, nous avons pu rester dans la Citrouille sur un parking gardé derrière le Palais de justice, à l’abri de l’Eglise Orthodoxe Domnita Balasales et des grands immeubles de la Place Unirii, autant dire dans l’hyper centre et franchement très calme. Super pratique, on peut tout faire à pied, même si le métro est sur la place, bars et restaurants du centre historique sont à 2 pas. Premier soir, un peu fatigués par la route nous nous contentons d’une courte balade et d’un resto en nous promettant d’en profiter un peu plus le lendemain. Nous réservons d’ailleurs in extremis une table dans la grande brasserie Caru’ cu Bere et on s’imagine déjà finir la soirée dans un bar plein de monde. En ville quoi ! Mais… c’est sans compter sur le COVID !!! Et oui on n’avait pas percuté mais il y a un couvre-feu et tout doit fermer à 21h ! Les serveurs de la brasserie passent donc prendre la dernière commande un peu avant et à 21h30 au plus tard, tout le monde dehors ! Donc quand on sort du resto, c’est ville morte. Pfiu, même pas drôle !!!






Mais à part cette petite déception, Bucarest est une ville où il est agréable de se promener pour passer d’un magnifique bâtiment à l’architecture baroque avec ses coupoles de verre à un monument à la gloire des révolutionnaires dans le plus pur style soviétique. Entre les deux, un monastère orthodoxe, des passages couverts qui n’ont rien à envier à leurs homologues parisiens et de magnifiques librairies qui occupent de beaux immeubles anciens et invitent à la flânerie. Et puis les gens y vivent, on n’est pas dans un Disney Land déserté par les locaux au profit du marché touristique. Ce qui avait été notre sensation à Prague et un peu aussi à Budapest. Pour couronner le tout, notre amour pour le street art a été comblé. Bucarest est particulièrement active de ce côté-là, avec des associations de promotion, un festival qui attire des pointures et des artistes locaux qui s’en donnent à cœur joie. Partir à la recherche de fresques c’est toujours l’occasion de découvrir des quartiers peu fréquentés par les touristes et quand on a enfin déniché le bon quartier, c’est plein de jolies surprises si on sait regarder dans les cours intérieures, lever la tête, ou trouver la face cachée du bâtiment qui sert de toile. Bien sûr le risque dans cet art éphémère c’est que d’autres soient passés par là et qu’une multitude de tentatives artistiques plus ou moins heureuses se superpose. Mais on trouve de plus en plus de cartes en ligne qui répertorient ces œuvres et les plus importantes sont intouchées.

Le plus vieux carvanserail... aujourd'hui un restaurant

Siège de la CEC bank...

Sympa la librairie Carturesti



Memorial de la Renaissance à la mémoire de la Révolution de 89

Carol I devant le Palais Royal




Le fameux palais de Caucescue, la ruine du pays

Quand Andy Popescu star musicale roumaine fait son vlog dans sa Lanborghin

Un peu de street-art roumain !















Le dimanche pour nous à Bucarest c’est comme à Bamako, jour de marché et donc direction l’immense marché de Obor. Immense est un faible mot, on dirait un Marché d’Intérêt National avec ses multiples halles et autant d’allées extérieures. De quoi piétiner pendant quelques heures dans une foule qui semble ignorer le covid (le masque sur le menton) et comme on ne sait pas résister on revient les bras chargés, de fruits, de graine de couscous (oui oui on en a trouvé) de thé en vrac d’une épicerie indienne, de fromages locaux de vaches et de brebis. On réalise à quel point les roumains raffolent de la carpe, du sillure et des abats. La carpe représente 80% des étals des poissonniers dans toutes les tailles de moins d’un kilo à plus d’une quinzaine de kilos. Les clients les achètent entières et les emportent dans de grands sacs poubelles après que les poissonniers les aient vidées en plongeant tout leur bras dans les entrailles. Pour ce qui est des boucheries, on trouve principalement du porc, de la chèvre, du mouton… et toute sorte d’abats, de panses et de boyaux pour réaliser soit même ses saucisses. D’ailleurs le marchand de quincaillerie à l’extérieur outre de magnifiques marmites vend aussi de rutilantes machines à vis pour remplir les boyaux. Et comme c’est la saison des choux on en trouve des montagnes ainsi que toutes les tailles de barils pour les faire fermenter. Quand on a fini les courses il est de tradition d’aller manger des mici avec de la moutarde ou du raifort en buvant une bière debout à l’un des estancots qui bordent les halles. Les files d’attentes se rallongent et les placent sont chères mais cela semble faire partie de la tradition, covid ou pas. Et si vous n’aimez pas la saucisse, vous pouvez toujours vous laisser tenter par les gogosi : des beignets tout frais couverts de sucre qui selon les échoppes ressemblent à des chichis ou à des donuts. Bref le marché d’Obor c’est une ville pleine de vie, de celle que nous aimons car on y apprend toujours plus sur la manière dont les gens vivent qu’en visitant un musée. On repart les bras chargés mais toujours avec l’intention de faire un tour dans le quartier arménien. 







Bière et mici

Vous voulez des choux ? ( moins de 50ct le kilo)

Aujourd’hui à part son Eglise, la communauté arménienne est bien pauvre… elle est réduite à moins de 600 personnes alors qu’au XVIII ème siècle elle comptait plusieurs centaines de familles marchands de tabacs, café, soie ou de cacao. Ce quartier est en fait un réseau de ruelles désertées par les touristes et la circulation, bordées par de vieilles maisons endormies à l’architecture neo-roumaine ou art déco, recouvertes de lierre ou de vigne et qui rénovées ou non ont dû connaitre leur heure de gloire. Elles ont été, dans tous les cas, épargnées par l’ère Caucescue. En s’y promenant on peut encore imaginer sa prospérité et sa vie d’autrefois. Un havre de paix…



Et puis nous passons notre dernière soirée à Bucarest et en Roumanie avec Dominique et son ami. Une française que je ne connaissais que virtuellement grâce à un groupe Facebook «Les filles du bitume » et qui a accepté de réceptionner et garder pour nous un colis de médocs. Elle est prof de français et vit à Bucuresti depuis plus d’un an. Une chouette rencontre autour d’une bière (et oui à nouveau tout ferme à 21h) pour clore ce périple roumain, car dès le lendemain nous traverserons le Danube une dernière fois pour entrer en Bulgarie.

Enfin ça, c’est ce que nous pensons… en nous dirigeant vers le ferry qui relie Turnu Magurele a Nikopol. On se presse un peu car le dernier ferry part à 17h30 et on n’est pas en avance. Mais à 16h30 on est dans les temps pour… se faire refouler car en ces temps de covid seuls les chauffeurs routiers et leur PL sont autorisés à passer par là, pour le commun des mortels c’est passage par le pont et le poste frontière de Giurgiu. On est bon pour un détour de plus de 80km. Argh !!! Bon ben nuit supplémentaire dans la campagne roumaine et en route des potron-minet !

On arrive au poste roumain le sourire aux lèvres et la fleur au fusil juste avant que le fonctionnaire local nous montre que notre vignette routière a expiré depuis 5 jour (on n’a pas vu le temps passer) et nous réclame 55 euros d’amende. Sachant que la vignette pour un mois vaut 20 €, j’aime autant vous dire que Le lion n’est pas d’accord, le mec argumente en promettant de délivrer une quittance mais Xtian refuse jusqu’à ce que le douanier, sans doute épuisé par tant d’obstination, le renvoie à pied acheter une vignette de 5 jours dans un estancot 500m en arrière. Il garde quand même les papiers du camion au cas où… au final coût des 5 jours de rab : 4 euros et une leçon de morale ! Ca valait le coup d’insister quand même.

Nous traversons le pont et nous voilà à la frontière bulgare où pour la première fois on nous demande le pass sanitaire et le passeport pour vérifier la concordance. Mais curieusement alors que dans chaque boutique ou restaurant ils nous le scannent, ici un simple coup d’œil. M’enfin, j’y comprends plus rien à leur mesures, moi.  Ensuite nous découvrons le système de vignette bulgare. Pour les véhicules de moins de 3t5, aucun souci tu achètes une « e-vignette » pour la durée que tu veux et c’est une misère. Mais pour les poids lourds on a affaire au système le plus compliqué jamais inventé. Kafka nous voilà ! Tu payes au kilomètre parcouru sur l’ensemble des autoroutes et routes nationales. Jusque-là c’est clair. Mais comme il n’y a pas de péage, chaque jour tu dois aller dans une station-service pour acheter ton parcours sur une borne. Tu rentres les données de ton véhicule dans la machine, la ville de départ, celle d’arrivée et tu dois préciser entre 2 et 6 points de passage entre les 2. A partir de là ça, la machine te calcule le tarif, tu payes et tu as 24 heures pour effectuer le parcours déclaré sans en changer. Si tu décides de t’arrêter en route… tu repayes et si tu sors du parcours… tu te retrouves en infraction. Et oui les routes sont balisées avec des caméras de surveillance qui prennent ta plaque d’immatriculation à intervalle régulier. Ah oui, ils sont à la pointe du progrès donc il existe aussi une application pour que tu puisses faire ça en ligne, sauf que dans ce cas il faut acheter ton parcours 3 jours à l’avance le temps que le paiement soit dûment transféré de ton compte au leur. On croit rêver, on te suit à la trace, pire qu’en Chine…si c’est pas du flicage ! Evidemment les flottes de camions routiers ont des boîtiers qui leur évite tout ce cirque. Après les premières 24h notre décision est prise on va alléger la Citrouille et la considérer comme un véhicule de 3t5 donc avec une e-vignette mensuelle. Si ça doit poser problème on le découvrira à la frontière et on expliquera que personnes ne nous a expliqué et que l’on est un bête camping-car pas un camion. Après tout, on a pu constater à chaque fois qu’ils ne savent pas lire nos carte grises, donc on espère que la Citrouille fera illusion et on croise les doigts. En attendant en route pour trouver un distributeur bancaire… qui soit dans une agence bancaire parce que sinon les frais sont supers élevés. Pas évident… on en trouve un à Ruse une ville qui a dû arrêter de vivre à la chute de l’empire soviétique ( d'autant que l'on est revenu à l'alphabet cyrilique), tout est gris et sous la pluie c’est pire. Le distributeur est en panne, Xtian rentre alors dans l’agence et en ressort après que la préposée lui ait vociféré dessus genre, c’est en panne je peux pas vous donner d’argent. Bon ça c’est fait. On finit par en dénicher un autre et en route pour la Veliko Tarnovo. 




Une des plus jolies petites villes de Bulgarie, au cœur d’un massif montagneux. Ce qui signifie qu’elle est accrochée à flanc de montagne et qu’il faut s’accrocher nous aussi pour arpenter les rues pavées et pentues. Un défi pour se garer en Citrouille. Nous avions localisé un parking pas trop loin du centre mais qui s’est avéré fermé et avec au bout de l’impasse un escalier. On a un 4x4 mais il ne monte pas encore les marches… donc marche arrière dans l’impasse entre les voitures garées de part et d’autre que du bonheur. Ensuite quand on a trouvé une place payante (ben oui pour le gratuit tu es à des kilomètres du centre) c’est-à-dire payante par sms et pour lequel il faut avoir une carte avec un abonnement à un opérateur local. Oui oui, tout est simple dans ce pays… quand ce n’est pas le cas, tu demandes dans la rue à quelqu’un comment faire. La personne te désigne alors une folle avec un gilet jaune (non non il n’y a pas de lien) qui est la préposée au parking. Tu peux lui acheter des tickets de 1 heure à un prix dérisoire mais il faut avoir l’appoint. Sauf que quand tu sors de la banque tu n’as pas de monnaie. Donc nouveau défi boire un café rapido pour faire la monnaie et retrouver la préposée qui arpente le quartier en parlant toute seul (en bulgare) et de temps en temps en hurlant sans raison sur les passants qu’elle croise et qui n’y prêtent aucune attention. Bon la cerise sur le gâteau c’est qu’on prend un peu plus de temps que prévu et quand on revient au camion on a un beau sabot à la roue ! Mais oui je vous dis notre séjour bulgare commence à la perfection (tout dans une seule journée quand même). J’essaie de téléphoner au numéro sur le PV et je me fais raccrocher au nez car je ne parle ni bulgare ni russe. Amis bulgares je vous aime ! Heureusement les préposés au sabot passent par-là, ou ils nous guettaient, va savoir… et en moins de 2 on paye l’amende de 10€ et on s’en va. Ouf ! Bon malgré tout on doit reconnaitre de Veliko Tarnovo qu’elle vaut le détour, surtout hors saison car cette ville accueille plus d’un million de touristes par an, ce qui explique donc le nombre de restaurants (fermés) et de boutiques qui vendent des souvenirs, des tenues folkloriques et des produits à base de rose (la Bulgarie est le 1er producteur d’essence de rose). A côté de ça les boutiques de mode sont toujours en train d’écouler les stocks de l’ère soviétique…







Notre objectif est d’aller rendre visite à Lise, une autre « Fille du Bitume » que je ne connais donc que virtuellement et qui a acheté une petite maison dans un petit village bulgare à 70 km de Sofia. En fait de maison chez Lise c’est un peu l’arche de Noé. Dès qu’un animal est malheureux Lise est là, elle accueille donc 3 lapins ( Jean-Paul, Pancake et Ivana), 3 ânes ( Kroumchi, Marco et la Grosse), 1 buffle qui se prend pour un chien et réclame en permanence des câlins( Billy), 2 chats ( Mayo et Pitichat), 1 coq ( qui sonne le réveil à l’heure asiatique donc très tôt) et 6 poules avec plein de plumes aux pattes (dont l’une s’appelle l’Inspectrice je vous laisse deviner pourquoi). La maison est rustique avec poêle à bois y compris pour l’eau mais Lise vit aussi dans son camion (19t) ou dans son fourgon Sprinter quand elle part travailler … Hé oui Lise est hôtesse de l’air chez Air France, donc un mois c’est chef de cabine avec uniforme et un mois roots les pieds dans le foin ou le potager. Nous avons profité d’elle pour aller faire intervertir les roues du camion à Yablanitsa car impossible d’en commander des neufs nulle part. Heureusement… car sitôt arrivé le garagiste nous montre qu’une jante est cassée, fêlée tout autour du moyeu ! Argh on a eu de la chance… Bon ben on met la roue de secousr à la place et on contacte notre fabricant de jante (oui elles sont sur mesure donc introuvables) qui nous la remplace sans souci et nous l’expédie, si on lui donne une adresse. On part donc à la recherche d’une adresse plutôt dans le nord de la Grèce (le temps que ça arrive on aura avancé…un peu). Une fois de plus Lise nous rend un grand service car elle part en Grèce pour bosser et en chemin demande à un garage pneu s’il accepte de réceptionner la jante et la stocker pour nous en attendant notre passage. Et voilà… encore un problème qui se règle !

Billy!


Kroumchy et Marco derrière

Kroumchy et Billy, les meilleurs potes !


Mayo


Pitichat


L'inspectrice

M. Le Coq et son Harem

Grrrr !

Direction la campagne pour le week-end avant de rallier Sofia et on se pose en bas dans une prairie accessible par un petit chemin bien pentu… sauf qu’il se met à pleuvoir grave dans la nuit et rien de pire qu’un chemin boueux à regrimper. Donc à 4 heures du mat, haut les cœurs on plie tout et on part se poser ailleurs pour finir la nuit ! Heureusement il n’y a pas foule et on trouve aisément un havre moins boueux.




Tout va bien mais comme d’habitude les emmerdes voyagent en groupe et ce coup ci c’est le chauffage qui nous laisse tomber. Après quelques tests on pense que c’est le bruleur qui est encrassé et qu’il faut donc décalaminer. Le dire est facile mais le faire…c’est une autre paire de manche surtout s’il faut changer le filtre et donc en trouver un neuf. Là encore, merci Lise qui depuis la Grèce nous indique un pro à Sofia et nous évite un aller-retour de 200km à Vidin où était répertorié le seul spécialiste Eberspacher de Bulgarie. Décision prise on stoppe pour la nuit sur un large parking de golf à une 50aine de km de Sofia et on repartira première heure mardi matin pour aller voir le pro. Coté eau chaude on se sert de la casserole et côté chauffage on met un pull supplémentaire et on fait tourner le moteur pour utiliser le petit soufflant électrique que l’on a en réserve quand on est branché sur secteur. La belle surprise c’est le matin au réveil… tout est silencieux et blanc. Et oui, il neige à gros flocons et une belle couche de poudre blanche recouvre tout le paysage. C’est beau… mais froid, et pas vraiment dans nos plans. Mais il semble que les chasse-neige soient en action et on décide de tenter notre chance en milieu de matinée. C’est sans souci, l’autoroute est nette et seuls les poids lourds sont stoppés par la police sur la bande d’arrêt d’urgence, puis relâchés à intervalle régulier pour éviter qu’ils ne s’entassent. Nous rallions le garage de Sofia sans problème et 2 ouvriers prennent en charge notre problème aussitôt. L’un d’eux parle un tout petit peu anglais ce qui avec le complément de google trad rend la vie presque facile. Démontage, test, nettoyage, décalaminage, changement du joint et des filtres. 2 heures plus tard notre chauffage fonctionne à nouveau. C’est quand même extraordinaire ce sens du service et de la disponibilité. A chaque fois il me semble qu’il n’y a qu’en France que tout est compliqué. La vie est belle ! On va enfin pour voir visiter Sofia. La suite au prochain épisode, espérant que le wagon des ‘’couilles du jour’’ est derrière nous !



Les pros du chauffage !

Le nouveau kit qui sauve!

Sofia nous voilà !

Un big bisous frais frais à tous !



3 commentaires:

  1. Coucou Isa et Xtian,
    Après avoir lu vos péripéties, j'ai,plus que jamais, foi en l'expression: "il n'y a pas de problèmes, il n'y a que de solutions!!";)
    Gros bisous, Martine

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  2. Isa ,tu es une conteuse née ! je me suis regalee avec toutes vos peripeties mais surtout l'art de les prendre sans dramatiser Je ne sais pas si vous avez recu mon dernier message ; je l'ai ecrit en salle d'attente ou votre recit m'a une fois de + bien emballé .
    Gros bisous a vous 2 et merci pour votre optimisme et votre curiosite : tres belles photos .
    Comme vous etes des gens sympas vous rencontrez des personnes formidables; cette fille avec tous ces animaux ,une vie elle aussi incroyable et pas ordinaire . Joelle

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  3. Amazing to read all of your adventures! We laughed and cursed almost as if we were living it ourselves! Hope you are doing well! We are heading to the Turkish border next week, where are you guys now?
    Take care

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