En quittant la Géorgie nous changeons complètement
d’univers. Depuis le mois de mars, de l'Estonie à la Géorgie nous avons écumé les
routes de l’ancien bloc soviétique et mine de rien il y a un vrai fond culturel
commun. D’abord l’arrêt brutal de pans entiers de l’industrie et le nombre
incroyable de bâtiments en ruine qui en découle, mais aussi le béton de
l’architecture brutaliste, le fait que les locaux te parlent en russe mais pas
en anglais, et que toutes les étiquettes des produits du supermarché ont le nom
et la description en alphabet cyrillique. Sans oublier la vodka à 2 balles,
l’état des routes et les alphabets improbables (cyrillique, géorgien,
arménien…).
En arrivant en Turquie on arrive dans un pays musulman où
l’on sent l’Orient à plein nez. Oubliée la vodka, le thé règne en maître
absolu. Les terrasses des cafés sont remplies du matin au soir des hommes qui
boivent le thé, sur les bords de routes de gros samovars nous invitent à faire
la pause et point de pique-nique sans bouteilles de gaz et bouilloire que ce soit
au bord de l’eau, dans les montagnes ou sur le bas côté de la route. Tu manges
froid mais la grosse bonbonne de gaz sert à faire chauffer l’eau.
Autre différence, la Turquie est un grand pays et nous avons
un peu perdu cette référence. En Géorgie quand tu as fait 350 km tu as traversé
le pays d’Est en Ouest et il t’a fallu 3 jours, ici les routes sont comme du
billard et les 4 voies sont légions. On peut même se demander si cela n’est pas
parfois un peu surdimensionné par rapport à la circulation, mais bon on ne va
pas se plaindre de pouvoir admirer les paysages sans risquer de plonger dans un
nid d’autruche. En tous les cas ce n’est pas le Lion qui va se plaindre.

Passage de la frontière à Sarpi, sans souci ou
presque… en fait notre assurance voiture géorgienne a expiré la veille au soir
à minuit. Etant à 10mn de voiture de la frontière, nous n’avons pas jugé utile
de la renouveler, mais c’est sans compter le système informatique à la douane
où notre véhicule apparait comme non assuré. Ce qui est interdit en Géorgie. Le
douanier doit être habitué et nous indique simplement la banque où nous devons
nous a acquitté d’une amende de 100 GEL (30€).
Lorsque l’on se présente au guichet, la notification n’est pas
encore arrivée et l’employé nous informe que cela prend environ 15mn. Le temps
pour le lion de discuter un peu et de demander ce qu’il se passe si on ne paye
pas. Réponse : bah... rien, vous devrez les payer quand vous repasserez la
frontière pour revenir. Ah!!! bon ben au revoir, nous n’avons pas dans nos plans
de revenir bientôt et quand bien même on verra à ce moment-là. Et hop en
voiture Simone.


Direction Narman, ses cheminées de fées et un point de
bivouac parait-il superbe indiqué par Caroline et Christian lors de notre
rencontre à Stépanminsda. Ensuite ce sera cap au sud via Erzurum pour rejoindre
Diyarbakir et Mardin à 20 km de la frontière syrienne. Effectivement ce premier
bivouac en Turquie est magnifique, un canyon avec des couleurs dorées et rouges,
des touristes locaux en train de prendre le thé au pied des cheminées, et un
couple de mariés en pleine séance de shooting. De quoi se relaxer après une
journée un peu longue sur une route qui longe un long canyon et nous a fait
traverser des paysages de montagne de rêve.
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| 1er bivouac turc... |
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| Les Cheminées de Narman ( Narman Peribacalari en turc dans le texte !) |


Pour la suite on entre au cœur du territoire kurde de
Turquie. On sait aujourd’hui que les relations de ce peuple dont la terre est
éclatée sur 4 pays (Turquie, Iran, Irak, Syrie) n’est pas simple, mais au vu du
nombre de postes de contrôle sur la route on comprend vite que la situation avec
le gouvernement ne doit pas être de tout repos. Tous les 5 kilomètres il y a une
chicane, des militaires armés jusqu’aux dents avec force blindés, blocs de
béton et sacs de sables. La plupart des véhicules passent librement et nous
n’avons jamais été arrêtés mais il n’empêche que cela impressionne. Enfin nous, parce que les locaux ne semblent pas s’en soucier. Peu à peu aux montagnes d’Anatolie du
nord succèdent les immenses plaines céréalières. Les moissons ont déjà eu lieu
de puis belle lurette mais c’est l’époque du foin et les routes sont encombrées
de camions qui débordent de balles de foins. En les croisant on se demande
encore comment a pu être fait le chargement pour que tout tienne sans que le
camion ne se renverse. Bon, dans les côtes ils sont à la peine et dans les
virages j’ai un peu l’impression que l’équilibre est fort précaire.


Cette partie de la Turquie n’est que peu peuplée et si l’on
traverse un village de loin en loin c’est pour mieux se ravitailler en fruits
et légumes locaux. Nos premiers achats nous laissent positivement
perplexes : tomates, oignons, courgettes, concombres, aubergines, pèches,
melons, figues… le tout pour environ 3€. On va en profiter, car ici pas de
camping-cars, peu de tourisme hormis quelques vacanciers locaux ou des exilés revenus au pays pour les
vacances.
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| Sur les bords du Tibre... |
En arrivant à Diyarbakir Xtian a repéré un espace/parking au
bord du Tibre qui pourrait nous
accueillir pour la nuit. Il s’agit en fait d’un « Pik-nik alani » un
lieu de pique-nique aménagé tenu par Amed et sa famille. Ici les familles ou
les amis viennent profiter des tables, banquettes et sortes de salon de plein
air harmonieusement disposé sous les pommiers au bord de l’eau. Les clients
apportent leur nourriture et louent ces espaces avec bbq pour 10 Tl (environ
2€). Ils achètent sur place les boissons et le thé. Sitôt garé, un garçon vient
nous dire que l’on peut venir voir, et ne sachant pas vraiment de quoi il en
retourne on s’installe pour un thé. Il reviendra avec le samovar, des
bouteilles d’eau, des pistaches et des bâtonnets glacés (tout en précisant
qu’ils sont fabriqués à Diyarbakir). Et quand vient pour nous le moment de
partir et bien impossible de payer quoi que ce soit. Nous passerons la nuit au
bord du Tibre et le lendemain dés que nous ouvrons les rideaux, Amed vient me
montrer un verre de thé pour me dire qu’il nous attend pour le prendre
ensemble. Amed est là, avec sa femme, sa fille et sa mère. Aucun ne parle
anglais et ils parlent kurdes entre eux mais grâce à Google Trad aurons aurons
un échange très intéressant sur la condition des kurdes aujourd’hui. Les kurdes
sont d’origine perse iranienne Amed est plutôt militant tendance PKK, ce qui
signifie une opposition claire à Erdogan mais aussi à l’Etat Islamique qui a
ruiné une grand partie des terres kurdes d’Irak et de Syrie. Seuls 2 des 4 pays
qui accueillent une partie du peuple kurde les reconnaissent en tant que tel
avec un certain degré d’autonomie c’est l’Iran et l’Irak. En Turquie il est
interdit de parler kurde et le mot « Kurdistan » lui-même est banni
depuis 1923 à la création de la Turquie moderne par Atatürk. Il est
politiquement correct d’appeler les kurdes : les « Turcs des
Montagnes ». Evidemment devant une telle négation, il y a eu de nombreux
soulèvements et beaucoup de répression. Toutes les occasions sont permises pour
réprimer les mouvements indépendantistes : suite aux attentats d’Istambul,
c’est plus de 2000 enseignants et universitaires kurdes qui sont renvoyés, les
artistes kurdes sont interdits et le leader du PKK emprisonné. Amed n’a de
cesse de me demander ce que pense les français à propos des kurdes et semble
très content de pourvoir échanger avec nous, il nous fait même découvrir le
film français « Sœurs d’armes » qui doit sortir en octobre. C’est un
peu plus affuté sur la question kurde et chargés de pommes du jardin que nous
quitterons Amed et sa famille mais j’ai promis de le suivre sur Instagram #çixindas_amed !
Pour l’anecdote j’ai posté une photo de chez Amed sur mon
compte Insta avec en légende le fait que nous étions au Kurdistan turc. Quand une semaine plus tard j’ai donné accés à
mon compte à une jeune turque avec qui j’ai discuté et qui travaille chez Iveco
à Gaziantep ( le temps que le Lion aille acheté un nouveau filtre à air), elle
m’a fait remarqué que j’écrivais n’importe quoi, que le Kurdistan n’existe pas
et qu’il ne faut pas employé ce mot là. Dont acte 😉 !
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| Un thé chez Amed... |
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| avec la grand-mère et la petite fille ! |
Plus au sud, Mardin est une superbe petite ville accrochée à la falaise
tout proche de la frontière syrienne. Un vrai décor de carte postale avec ses
madrassas (écoles coraniques), ses ruelles bordées de vieilles maisons à étages
aux balcons de bois avec des ornements ottomans, sa rue des joaillers où les
vitrines regorgent de bijoux brillant de mille feux, ses boutiques de fruits
secs et de café qui embaument lorsque l’on passe devant et ses vendeurs de
glaces qui font rire les enfants en effectuant des tours de passe-passe avant
de leur remettre leur cornet en faisant tinter leur clochette. L’occasion d’une
belle ballade, d’une vue magnifique jusqu’à la frontière avant d’obliquer vers
l’Ouest pour rejoindre quelques beaux sites hittites et Gaziantep capitale turque
de la pistache (et donc du baklavas pour les connaisseurs) pour y découvrir le
plus grand musée de mosaïques romaines : une pure merveille !




Le Musée de Zeugma, à Gaziantep accueille la plus grande collection de mosaïques romaines au monde. Une merveille pour les yeux.
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| Quand le lion discute avec les bergers via Google trad ! |
En route nous irons voir le coucher de soleil sur le Nemrut
Dagi, la route pour y acceder est franchement pentue et met la Citrouille et
son chauffeur à rude épreuve. 16 kilomètres de pavés autobloquants à plus de
12% de pente. De quoi arriver fourbu, mais ce site archéologique de la période
helléniste peu connu est vraiment hors du commun. Construit par le Roi Antioche
1er sur les pentes du Mont Nemrut à plus de 2000m d’altitude on peut
y découvrir les têtes de statues géantes qui devaient mesurer environ 10 m de haut.
Les archéologues ont par ailleurs la certitude que la tombe du Roi reste encore
à découvrir sous le tumulus du sommet de la montagne. Après la bavante en
camion, c’est la grimpette à pied pour arriver en haut du site qui met nos
genoux à rude épreuve. Mais bon la découverte du site et la vue sur ces montagnes
à 360° laisse sans voix. La descente du site n’est pas plus facile à gérer que
l’aller car pour freiner 6t, sur un Iveco c’est juste illusoire : on passe
les intermédiaires, voire les courtes et on y va à 20 à l’heure. Heureusement
nous avons décidé de passer la nuit au cœur des montagnes et donc de faire le
trajet en 2 étapes. Rien ne nous réjouit plus que de dormir isolés de tout, dans
des paysages idylliques, d’autant que nous savons que des notre arrivée en Cappadoce il nous faudra faire le deuil de cette paix loin du tourisme et de son
agitation.

Quelques clichés de Nemrut Dagir...
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| oui c'est le Lion tout là bas ! |
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| Et après le Tibre, voici l'Euphrate ! |
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Des que tu t'arretes les voisins viennent en famille pour t'inviter, voir si tu vas bien et s'assurer que tu n'as besoin de rien |
C’est en arrivant à Goreme que nous prenons vraiment
conscience du changement. Goreme est un haut lieu de la Cappadocce au cœur des sites troglodytes, d’Eglises aux peintures rupestres et de nombreuses vallées qui abritent une profusion de Cheminées de fées coiffées de leur chapeau de
basalte. En effet la vallée de Goreme regorge de sancturaires rupestres, d'habitations et villages troglodytes et même de villes souterraines vestiges d’un
habitat traditionnel qui remonte au IVème siècle.
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| Le village d'Uchisar et son chateau |
Ville souterraine de Keymakli qui pouvaient abriter 20 000 personnes du temps de la domination phrygiennes ( VIIIeme siecle av. JC). Seuls 4 nivaux sont accessibles aujourd'hui mais compte tenu que tu circules à 90°, c'est bien suffisant, et quand tu remontes à la surface ton dos te dit merci !



Parmi les activités les plus
prisées des touristes il y a le survol en montgolfière de ces vallées afin
d’y voir le soleil se lever. Chaque matin de l’année quand la météo le permet c’est
plus d’une centaine de ballons qui s’élèvent dans le ciel en embarquant dans leur
nacelle géante entre 15 et 20 touristes. Il faut certes se lever tôt mais le spectacle
est à couper le souffle. Nous avons décidé de bivouaquer sur les plateaux qui
entourent Goreme et ce sont les compresseurs pour gonfler les ballons qui nous réveillent
vers 5h du matin. A 6h tous ont décollé pour un tour de piste de 1h environ. Mais
si la vision de ces ballons nous a fait rêver et que l’on y est resté 4 jours
les chiffres de ce business font rêver aussi. Imaginer 100 ballons, avec chacun
une quinzaine de touristes qui payent chacun 300€ … vous comprendrez qu’ils les
aiment les touristes à Goreme et que tout leur est dédié. Et ça, sans compter
les balades en quad, à cheval voir même à dos de chameau (ces charmantes bestioles
n’ont pourtant pas grand-chose à faire dans le coin). Tous les soirs ce sont
des cohortes de dizaines de quads qui partent sillonner les pistes sur les
plateaux pour faire profiter les clients, par ailleurs trop concentrés sur leur
machine, du coucher de soleil dans un nuage de poussière. Le village est
magnifique mais il n’y a plus que des hotels et chambres d’hotes avec option « troglodyte ».
Toute forme de vie quotidienne normale a disparue au profit d’un décor de cinéma. Par ailleurs un autre business semble flambé ici :le shooting de mariage. Tous les matins c'est plus d'une dizaine de couples qui viennent en grande tenue avec photographes et assistants pour réaliser le reportage de leur vie. Il fait 13°, elle se caille dans sa robe meringue et pendant 1 à 2 heures ils vont prendre les même poses follement romantiques sur fond de vol de montgolfières. Un spectacle dans le spectacle, inratable !
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Ici tout est business, meme la location du décor pour prise de vues par les japs. |
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| Quand je vous dis qu'il y a aussi les produits dérivés |
Heureusement la nature est hors norme et le fait d’être autonome nous permet
d’en profiter et de garder de la distance face à cette agitation. Nous ne nous
lassons pas de ces paysages et c’est un peu à regret que nous nous remettons en
selle, direction plein Ouest vers Pamukkale.




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| Pas vraiment reveillé le Lion |
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| 5 h du mat... j'ai sommeil ! |
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| La Love Valley... je vous laisse deviner pourquoi ! |
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| Copine de Goreme, sourde comme un pot, elle ne nous a pas quitté de 4 jours |
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| Quand un Bremack allemand rencontre un Iveco français : un bon moment ensemble ! |
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| On ne s'en lasse pas. |
Nous sommes encore au mois d’Aout et nous tenons à rester aussi loin que
possible d’Antalya et de sa foule version Palavas les Flots en période estivale.
Cependant comme les températures frôlent régulièrement les 38° nous décidons de viser
la région des lacs. Bonne pioche ! D’abord le Lac de Beysehir avec sa
grande plage où sitot arrivée la Citrouille va servir de dépanneuse et sortir quelques
imprudents enlisés dans le sable jusqu’aux oreilles. Il faut dire que les voitures
arrivent chargées de toute la famille ( je veux dire plusieurs générations donc
parfois 7 ou 8 personnes), d’une quantité incroyable de sacs qui recèlent un vrai déménagement en plus du pique-nique: la nappe,
les tapis, la bouteille de gaz (une vrai grosse) et son indissociable samovar, les bouées, des couvertures et
un tas de trucs improbables. Alors quand en plus ils veulent presque rentrer
dans l’eau… ben ils se tanquent. Fatal et prévisible...
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| Même au mois d'aout on trouve de la place... |
S’en suit le lac d’Egirdir, une merveille de
lac turquoise avec ses criques bordées de pinèdes et de champs de pommiers qui
croulent sous les fruits. Enfin, après la visite du site de Sagalassos, une ancienne
cité romaine, nous arrivons au lac de Salda. Réputé pour être le plus pur et le
plus limpide de Turquie il est aussi connu pour ses plages de sable d’un
blanc immaculé entourées de pinèdes et de sapins. Et bien la réputation n’est pas
usurpée ! Nous nous posons au bord d’une longue plage encore un peu peuplée puisque nous sommes dimanche mais qui des le début de soirée retrouvera un
calme olympien. L’eau est d’une clarté incroyable et le sable blanc est très fin,
on se croirait sous les tropiques. On va faire arrêt sur image mais je dois avouer
que j’ai un gros pincement au cœur en repartant je crois que j’aurais pu y rester
beaucoup plus longtemps à ne rien faire de particulier juste me baigner et
profiter du bleu lagon.

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| Ce n'est pas les Maldives mais le lac de Salda, pas mal comme lagon privé ! |
Un petit tour à Sagalassos avec sa magnifique agora, ses Nympheas et sa fontaine remise en eau...
Curieusement le billet d’entrée donne aussi accès au site archéologique
de Hierapolis dont le Théatre antique est une pure merveille, mais là pas d’embouteillage.
Hi hi hi !
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| Ici ce sont... les latrines collectives, mais avec eau courante ! |
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| L'avenue qui mène à la Nécropole |
Bon nous savons maintenant que nous avons quitté l’Est de la
Turquie est que nous allons devoir faire face aux flots de touristes et au
campings cars, chose que nous avions oublié depuis bien longtemps. En attendant
on continue d’ignorer les campings qui viennent nous racoler au passage sur le
bord de la route et on retourne à notre point de biv sauvage au milieu des
champs. Tellement au milieu que ce matin nous avons encore été réveillés par des
montgolfières venues atterrir juste à coté de nous. Interressant de voir ça de
très près, le pilote réussit à se poser directement sur la remorque au cul du
4x4. Ce n’est qu’ensuite que les passagers débarquent et sont accueillis par
une coupe de jus de pomme petillant appelé « champagne ». Point positif
quand les clients ne veulent pas de « champagne » le charmant
organisateur vient nous apporter la bouteille. Sympa non ?
Allez on vous racontera la suite plus tard, si on mange du camping cariste on vous le dira !
Bisous à tous, les loulous,on vous aime !
Allez 2 pour le prix d'une, c'est cadeau!
Quel trip magnifique !
RépondreSupprimerVous nous faites toujours autant rêver, bravo pour les textes et les photos, c'est top! Bises à tous les 2. Isabelle G
RépondreSupprimer(bon, don't worry, le compte Chorale Melusine ca n'a rien à faire la-dedans, mais ca m'évite de me recréer un compte Google :-)!