vendredi 6 septembre 2019

Turquie : Onzeroad et la citrouille en Orient !



En quittant la Géorgie nous changeons complètement d’univers. Depuis le mois de mars, de l'Estonie à la Géorgie nous avons écumé les routes de l’ancien bloc soviétique et mine de rien il y a un vrai fond culturel commun. D’abord l’arrêt brutal de pans entiers de l’industrie et le nombre incroyable de bâtiments en ruine qui en découle, mais aussi le béton de l’architecture brutaliste, le fait que les locaux te parlent en russe mais pas en anglais, et que toutes les étiquettes des produits du supermarché ont le nom et la description en alphabet cyrillique. Sans oublier la vodka à 2 balles, l’état des routes et les alphabets improbables (cyrillique, géorgien, arménien…).

En arrivant en Turquie on arrive dans un pays musulman où l’on sent l’Orient à plein nez. Oubliée la vodka, le thé règne en maître absolu. Les terrasses des cafés sont remplies du matin au soir des hommes qui boivent le thé, sur les bords de routes de gros samovars nous invitent à faire la pause et point de pique-nique sans bouteilles de gaz et bouilloire que ce soit au bord de l’eau, dans les montagnes ou sur le bas côté de la route. Tu manges froid mais la grosse bonbonne de gaz sert à faire chauffer l’eau.

Autre différence, la Turquie est un grand pays et nous avons un peu perdu cette référence. En Géorgie quand tu as fait 350 km tu as traversé le pays d’Est en Ouest et il t’a fallu 3 jours, ici les routes sont comme du billard et les 4 voies sont légions. On peut même se demander si cela n’est pas parfois un peu surdimensionné par rapport à la circulation, mais bon on ne va pas se plaindre de pouvoir admirer les paysages sans risquer de plonger dans un nid d’autruche. En tous les cas ce n’est pas le Lion qui va se plaindre.


Passage de la frontière à Sarpi, sans souci ou presque… en fait notre assurance voiture géorgienne a expiré la veille au soir à minuit. Etant à 10mn de voiture de la frontière, nous n’avons pas jugé utile de la renouveler, mais c’est sans compter le système informatique à la douane où notre véhicule apparait comme non assuré. Ce qui est interdit en Géorgie. Le douanier doit être habitué et nous indique simplement la banque où nous devons nous a acquitté d’une amende de 100 GEL (30€).
Lorsque l’on se présente au guichet, la notification n’est pas encore arrivée et l’employé nous informe que cela prend environ 15mn. Le temps pour le lion de discuter un peu et de demander ce qu’il se passe si on ne paye pas. Réponse : bah... rien, vous devrez les payer quand vous repasserez la frontière pour revenir. Ah!!! bon ben au revoir, nous n’avons pas dans nos plans de revenir bientôt et quand bien même on verra à ce moment-là. Et hop en voiture Simone.

 

Direction Narman, ses cheminées de fées et un point de bivouac parait-il superbe indiqué par Caroline et Christian lors de notre rencontre à Stépanminsda. Ensuite ce sera cap au sud via Erzurum pour rejoindre Diyarbakir et Mardin à 20 km de la frontière syrienne. Effectivement ce premier bivouac en Turquie est magnifique, un canyon avec des couleurs dorées et rouges, des touristes locaux en train de prendre le thé au pied des cheminées, et un couple de mariés en pleine séance de shooting. De quoi se relaxer après une journée un peu longue sur une route qui longe un long canyon et nous a fait traverser des paysages de montagne de rêve.


1er bivouac turc...


Les Cheminées de Narman ( Narman Peribacalari en turc dans le texte !)



Pour la suite on entre au cœur du territoire kurde de Turquie. On sait aujourd’hui que les relations de ce peuple dont la terre est éclatée sur 4 pays (Turquie, Iran, Irak, Syrie) n’est pas simple, mais au vu du nombre de postes de contrôle sur la route on comprend vite que la situation avec le gouvernement ne doit pas être de tout repos. Tous les 5 kilomètres il y a une chicane, des militaires armés jusqu’aux dents avec force blindés, blocs de béton et sacs de sables. La plupart des véhicules passent librement et nous n’avons jamais été arrêtés mais il n’empêche que cela impressionne. Enfin nous, parce que les locaux ne semblent pas s’en soucier. Peu à peu aux montagnes d’Anatolie du nord succèdent les immenses plaines céréalières. Les moissons ont déjà eu lieu de puis belle lurette mais c’est l’époque du foin et les routes sont encombrées de camions qui débordent de balles de foins. En les croisant on se demande encore comment a pu être fait le chargement pour que tout tienne sans que le camion ne se renverse. Bon, dans les côtes ils sont à la peine et dans les virages j’ai un peu l’impression que l’équilibre est fort précaire.



Cette partie de la Turquie n’est que peu peuplée et si l’on traverse un village de loin en loin c’est pour mieux se ravitailler en fruits et légumes locaux. Nos premiers achats nous laissent positivement perplexes : tomates, oignons, courgettes, concombres, aubergines, pèches, melons, figues… le tout pour environ 3€. On va en profiter, car ici pas de camping-cars, peu de tourisme hormis quelques vacanciers locaux  ou des exilés revenus au pays pour les vacances.

Sur les bords du Tibre...
En arrivant à Diyarbakir Xtian a repéré un espace/parking au bord du Tibre qui pourrait  nous accueillir pour la nuit. Il s’agit en fait d’un « Pik-nik alani » un lieu de pique-nique aménagé tenu par Amed et sa famille. Ici les familles ou les amis viennent profiter des tables, banquettes et sortes de salon de plein air harmonieusement disposé sous les pommiers au bord de l’eau. Les clients apportent leur nourriture et louent ces espaces avec bbq pour 10 Tl (environ 2€). Ils achètent sur place les boissons et le thé. Sitôt garé, un garçon vient nous dire que l’on peut venir voir, et ne sachant pas vraiment de quoi il en retourne on s’installe pour un thé. Il reviendra avec le samovar, des bouteilles d’eau, des pistaches et des bâtonnets glacés (tout en précisant qu’ils sont fabriqués à Diyarbakir). Et quand vient pour nous le moment de partir et bien impossible de payer quoi que ce soit. Nous passerons la nuit au bord du Tibre et le lendemain dés que nous ouvrons les rideaux, Amed vient me montrer un verre de thé pour me dire qu’il nous attend pour le prendre ensemble. Amed est là, avec sa femme, sa fille et sa mère. Aucun ne parle anglais et ils parlent kurdes entre eux mais grâce à Google Trad aurons aurons un échange très intéressant sur la condition des kurdes aujourd’hui. Les kurdes sont d’origine perse iranienne Amed est plutôt militant tendance PKK, ce qui signifie une opposition claire à Erdogan mais aussi à l’Etat Islamique qui a ruiné une grand partie des terres kurdes d’Irak et de Syrie. Seuls 2 des 4 pays qui accueillent une partie du peuple kurde les reconnaissent en tant que tel avec un certain degré d’autonomie c’est l’Iran et l’Irak. En Turquie il est interdit de parler kurde et le mot « Kurdistan » lui-même est banni depuis 1923 à la création de la Turquie moderne par Atatürk. Il est politiquement correct d’appeler les kurdes : les « Turcs des Montagnes ». Evidemment devant une telle négation, il y a eu de nombreux soulèvements et beaucoup de répression. Toutes les occasions sont permises pour réprimer les mouvements indépendantistes : suite aux attentats d’Istambul, c’est plus de 2000 enseignants et universitaires kurdes qui sont renvoyés, les artistes kurdes sont interdits et le leader du PKK emprisonné. Amed n’a de cesse de me demander ce que pense les français à propos des kurdes et semble très content de pourvoir échanger avec nous, il nous fait même découvrir le film français « Sœurs d’armes » qui doit sortir en octobre. C’est un peu plus affuté sur la question kurde et chargés de pommes du jardin que nous quitterons Amed et sa famille mais j’ai promis de le suivre sur Instagram #çixindas_amed !
Pour l’anecdote j’ai posté une photo de chez Amed sur mon compte Insta avec en légende le fait que nous étions au Kurdistan turc.  Quand une semaine plus tard j’ai donné accés à mon compte à une jeune turque avec qui j’ai discuté et qui travaille chez Iveco à Gaziantep ( le temps que le Lion aille acheté un nouveau filtre à air), elle m’a fait remarqué que j’écrivais n’importe quoi, que le Kurdistan n’existe pas et qu’il ne faut pas employé ce mot là. Dont acte 😉 !

Un thé chez Amed...
avec la grand-mère et la petite fille !


Plus au sud, Mardin est une superbe petite ville accrochée à la falaise tout proche de la frontière syrienne. Un vrai décor de carte postale avec ses madrassas (écoles coraniques), ses ruelles bordées de vieilles maisons à étages aux balcons de bois avec des ornements ottomans, sa rue des joaillers où les vitrines regorgent de bijoux brillant de mille feux, ses boutiques de fruits secs et de café qui embaument lorsque l’on passe devant et ses vendeurs de glaces qui font rire les enfants en effectuant des tours de passe-passe avant de leur remettre leur cornet en faisant tinter leur clochette. L’occasion d’une belle ballade, d’une vue magnifique jusqu’à la frontière avant d’obliquer vers l’Ouest pour rejoindre quelques beaux sites hittites et Gaziantep capitale turque de la pistache (et donc du baklavas pour les connaisseurs) pour y découvrir le plus grand musée de mosaïques romaines : une pure merveille !


 

 



Le Musée de Zeugma, à Gaziantep accueille la plus grande collection de mosaïques romaines au monde. Une merveille pour les yeux.







Quand le lion discute avec les bergers via Google trad !
En route nous irons voir le coucher de soleil sur le Nemrut Dagi, la route pour y acceder est franchement pentue et met la Citrouille et son chauffeur à rude épreuve. 16 kilomètres de pavés autobloquants à plus de 12% de pente. De quoi arriver fourbu, mais ce site archéologique de la période helléniste peu connu est vraiment hors du commun. Construit par le Roi Antioche 1er sur les pentes du Mont Nemrut à plus de 2000m d’altitude on peut y découvrir les têtes de statues géantes qui devaient mesurer environ 10 m de haut. Les archéologues ont par ailleurs la certitude que la tombe du Roi reste encore à découvrir sous le tumulus du sommet de la montagne. Après la bavante en camion, c’est la grimpette à pied pour arriver en haut du site qui met nos genoux à rude épreuve. Mais bon la découverte du site et la vue sur ces montagnes à 360° laisse sans voix. La descente du site n’est pas plus facile à gérer que l’aller car pour freiner 6t, sur un Iveco c’est juste illusoire : on passe les intermédiaires, voire les courtes et on y va à 20 à l’heure. Heureusement nous avons décidé de passer la nuit au cœur des montagnes et donc de faire le trajet en 2 étapes. Rien ne nous réjouit plus que de dormir isolés de tout, dans des paysages idylliques, d’autant que nous savons que des notre arrivée en Cappadoce il nous faudra faire le deuil de cette paix loin du tourisme et de son agitation.


Quelques clichés de Nemrut Dagir...

oui c'est le Lion tout là bas !








Et après le Tibre, voici l'Euphrate !

Des que tu t'arretes les voisins viennent en famille pour t'inviter,
voir si tu vas bien et s'assurer que tu n'as besoin de rien




C’est en arrivant à Goreme que nous prenons vraiment conscience du changement. Goreme est un haut lieu de la Cappadocce au cœur des sites troglodytes, d’Eglises aux peintures rupestres et  de nombreuses vallées qui abritent une profusion de Cheminées de fées coiffées de leur chapeau de basalte. En effet la vallée de Goreme regorge de sancturaires rupestres, d'habitations et villages troglodytes et même de villes souterraines vestiges d’un habitat traditionnel qui remonte au IVème siècle. 




Le village d'Uchisar et son chateau


Ville souterraine de Keymakli qui pouvaient abriter 20 000 personnes du temps de la domination phrygiennes ( VIIIeme siecle av. JC). Seuls 4 nivaux sont accessibles  aujourd'hui mais compte tenu que tu circules à 90°, c'est bien suffisant, et quand tu remontes à la surface ton dos te dit merci !

 



Parmi les activités les plus prisées des touristes il y a le survol en montgolfière de ces vallées afin d’y voir le soleil se lever. Chaque matin de l’année quand la météo le permet c’est plus d’une centaine de ballons qui s’élèvent dans le ciel en embarquant dans leur nacelle géante entre 15 et 20 touristes. Il faut certes se lever tôt mais le spectacle est à couper le souffle. Nous avons décidé de bivouaquer sur les plateaux qui entourent Goreme et ce sont les compresseurs pour gonfler les ballons qui nous réveillent vers 5h du matin. A 6h tous ont décollé pour un tour de piste de 1h environ. Mais si la vision de ces ballons nous a fait rêver et que l’on y est resté 4 jours les chiffres de ce business font rêver aussi. Imaginer 100 ballons, avec chacun une quinzaine de touristes qui payent chacun 300€ … vous comprendrez qu’ils les aiment les touristes à Goreme et que tout leur est dédié. Et ça, sans compter les balades en quad, à cheval voir même à dos de chameau (ces charmantes bestioles n’ont pourtant pas grand-chose à faire dans le coin). Tous les soirs ce sont des cohortes de dizaines de quads qui partent sillonner les pistes sur les plateaux pour faire profiter les clients, par ailleurs trop concentrés sur leur machine, du coucher de soleil dans un nuage de poussière. Le village est magnifique mais il n’y a plus que des hotels et chambres d’hotes avec option « troglodyte ». Toute forme de vie quotidienne normale a disparue au profit d’un décor de cinéma. Par ailleurs un autre business semble flambé ici :le shooting de mariage. Tous les matins c'est plus d'une dizaine de couples qui viennent en grande tenue avec photographes et assistants pour réaliser le reportage de leur vie. Il fait 13°, elle se caille dans sa robe meringue et pendant 1 à 2 heures ils vont prendre les même poses follement romantiques sur fond de vol de montgolfières. Un spectacle dans le spectacle, inratable !

Ici tout est business, meme la location du décor
pour prise de vues par les japs.
Quand je vous dis qu'il y a aussi les produits dérivés


Heureusement la nature est hors norme et le fait d’être autonome nous permet d’en profiter et de garder de la distance face à cette agitation. Nous ne nous lassons pas de ces paysages et c’est un peu à regret que nous nous remettons en selle, direction plein Ouest vers Pamukkale.  





Pas vraiment reveillé le Lion


5 h du mat... j'ai sommeil !


La Love Valley... je vous laisse deviner pourquoi !

Copine de Goreme, sourde comme un pot, elle ne nous a pas quitté de 4 jours

Quand un Bremack allemand rencontre un Iveco français : un bon moment ensemble !
On ne s'en lasse pas.

Nous sommes encore au mois d’Aout et nous tenons à rester aussi loin que possible d’Antalya et de sa foule version Palavas les Flots en période estivale. Cependant comme les températures frôlent régulièrement les 38° nous décidons de viser la région des lacs. Bonne pioche ! D’abord le Lac de Beysehir avec sa grande plage où sitot arrivée la Citrouille va servir de dépanneuse et sortir quelques imprudents enlisés dans le sable jusqu’aux oreilles. Il faut dire que les voitures arrivent chargées de toute la famille ( je veux dire plusieurs générations donc parfois 7 ou 8 personnes), d’une quantité incroyable de sacs qui recèlent un vrai déménagement en plus du pique-nique: la nappe, les tapis, la bouteille de gaz (une vrai grosse) et son indissociable samovar, les bouées, des couvertures et un tas de trucs improbables. Alors quand en plus ils veulent presque rentrer dans l’eau… ben ils se tanquent. Fatal et prévisible...

Même au mois d'aout on trouve de la place...




S’en suit le lac d’Egirdir, une merveille de lac turquoise avec ses criques bordées de pinèdes et de champs de pommiers qui croulent sous les fruits. Enfin, après la visite du site de Sagalassos, une ancienne cité romaine, nous arrivons au lac de Salda. Réputé pour être le plus pur et le plus limpide de Turquie il est aussi connu pour ses plages de sable d’un blanc immaculé entourées de pinèdes et de sapins. Et bien la réputation n’est pas usurpée ! Nous nous posons au bord d’une longue plage encore un peu peuplée puisque nous sommes dimanche mais qui des le début de soirée retrouvera un calme olympien. L’eau est d’une clarté incroyable et le sable blanc est très fin, on se croirait sous les tropiques. On va faire arrêt sur image mais je dois avouer que j’ai un gros pincement au cœur en repartant je crois que j’aurais pu y rester beaucoup plus longtemps à ne rien faire de particulier juste me baigner et profiter du bleu lagon.


Ce n'est pas les Maldives mais le lac de Salda, pas mal comme lagon privé !




Un petit tour à Sagalassos avec sa magnifique agora, ses Nympheas et sa fontaine remise en eau...





Enfin, nous prenons la direction de Pamukkale, ce nom ne vous dit peut être rien mais je suis sure que vous avez tous déjà vu des photos de piscines naturelles de travertin, blanches et lumineuses, baignées d’une eau turquoise. Organisées en une myriade de terrasses le long de la colline, on y voit généralement des nuées de touristes patauger sous un soleil de plomb. Ca y est vous voyez ? Et bien c’est exactement ça ou presque… car sur les photos on vous montre les piscines telles qu’elles étaient il y a encore quelques années c’est-à-dire débordantes d’eau. Aujourd’hui la plupart des piscines à flan de colline sont à sec et seules quelques une judicieusement disposées le long d’un sentier à parcourir pieds nus les pieds dans l’eau permettent au millier de touristes quotidien de faire trempette. Le spectacle est dans la foule et il y a même des embouteillages piétons là où le passage se rétrécie. Comme à Goreme les cars déversent des flots compacts de touristes asiatiques qui vont tout au long de la balade faire preuve d’un art consommé du selfie pendant que les demoiselles kawaii organisent des séances de photos où se succèdent les poses improbables et parfois acrobatiques. En contrepoint on va trouver les touristes russes qui se promènent en maillots de bain tout en roulant des muscles et la famille turque où les hommes paradent en short et tee-shirt trendy alors que toute la gente féminine est drapée de la tête au pieds et doit suer à grosse gouttes.

Le matin avant l'arrivée des bus...
Il faut de tout pour faire une monde à Pamukkale

Non ce n'est pas de la neige...
Là au moins tu ne te sens pas seul...



Mais où est le petit Nicolas ?
Tant qu'à y être autant en profiter...


Curieusement le billet d’entrée donne aussi accès au site archéologique de Hierapolis dont le Théatre antique est une pure merveille, mais là pas d’embouteillage. Hi hi hi !


Ici ce sont... les latrines collectives, mais avec eau courante !

L'avenue qui mène à la Nécropole


Bon nous savons maintenant que nous avons quitté l’Est de la Turquie est que nous allons devoir faire face aux flots de touristes et au campings cars, chose que nous avions oublié depuis bien longtemps. En attendant on continue d’ignorer les campings qui viennent nous racoler au passage sur le bord de la route et on retourne à notre point de biv sauvage au milieu des champs. Tellement au milieu que ce matin nous avons encore été réveillés par des montgolfières venues atterrir juste à coté de nous. Interressant de voir ça de très près, le pilote réussit à se poser directement sur la remorque au cul du 4x4. Ce n’est qu’ensuite que les passagers débarquent et sont accueillis par une coupe de jus de pomme petillant appelé « champagne ». Point positif quand les clients ne veulent pas de « champagne » le charmant organisateur vient nous apporter la bouteille. Sympa non ?
Allez on vous racontera la suite plus tard, si on mange du camping cariste on vous le dira !


Bisous à tous, les loulous,on vous aime !


Allez 2 pour le prix d'une, c'est cadeau!




2 commentaires:

  1. Vous nous faites toujours autant rêver, bravo pour les textes et les photos, c'est top! Bises à tous les 2. Isabelle G
    (bon, don't worry, le compte Chorale Melusine ca n'a rien à faire la-dedans, mais ca m'évite de me recréer un compte Google :-)!

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