Voilà presque 10 jours déjà que nous sommes arrivés dans ce petit pays franchement peu connu. Si je fais un sondage je suis sûre que la seule évocation qui vous vient en tête est celle de Mickael Young et ses Bratislaboys des années 80. Pas très flatteur… je laisse le soin à ceux à qui ne connaissent pas d’aller découvrir sur Youtube cette merveille de la création musicale française. Pour ce qui nous concerne nos avons passé la frontière sans que l’on nous demande quoi que ce soit sauf de payer la vignette pour les autoroutes (14€ pour un mois ça va on est encore loin du coût des péages français). Pour ce qui est du pass sanitaire je vais finir par croire que c’est une légende.
La Slovaquie c’est un peu plus de 5 millions d’habitants, un pays qui est devenu indépendant après la révolution de velours en 1993 qui marque la dissolution de la Tchécoslovaquie et qui est devenu membre de l’Union Européenne dès 2004. Contrairement à la République Tchèque, la Slovaquie adopte l’Euro en 2009 ce qui fait qu’ici les prix sont très proches de ceux que l’on connait en France sauf peut être la bouffe et la bière. Par contre question patrimoine culinaire on est toujours très proche de ce que l’on a connu en Tchéquie : des pirohis (raviolis) et des sortes de gnocchis à base de farine de pomme de terre farcis au fromage de brebis ou à la viande fumée et servis avec de la crème fraîche, du chou fermenté et des lardons. 2 jours de ce régime là à Bratislava et nous rêvons de salade de tomate ou de pizza.
En passant la frontière nous arrivons direct à Bratislava, la capitale… une ville qui nous séduit par sa dimension réduite et finalement le peu de présence étrangère. En comparaison de Prague ou de Vienne, Bratislava ne recèle que très peu d’attrait touristique. En été beaucoup de touristes étrangers arrivent de Vienne pour la journée avec un hydroglisseur sur le Danube. Ici, pas de musée incontournable, pas de monuments emblématiques, même le château ne présente pas grand intérêt.
Pourtant plein de beaux bâtiments baroques ou Art Nouveaux, des dizaines de cours intérieures comme autant de petites merveilles cachées derrière des portiques, un centre-ville piéton chargé d’histoire et le Danube (toujours pas bleu). Il est particulièrement agréable de se balader en poussant les portes des « palaces », de faire un tour au marché central, chercher les statues insolites qui se cachent dans le centre-ville et de boire un Kofola (sorte de Coca Cola local mais en bien plus dégueulasse selon moi) sur la « plage » aménagée de chaises longues.
Cerise sur le gâteau, pour ce qui me concerne, Bratislava accueille un festival de Street Art et donc une belle occasion de partir à la recherche de ces fresques en arpentant les rues le nez au vent. Le soir venu on peut se poser sous les arbres dans un Biergarten et déguster un repas slovaque. Enfin ça c’est le 1er soir parce que quand tu as passé la nuit à tenter de digérer les pirohis au chou, tu te dis que tu vas mettre la découverte de la gastronomie locale en pause.
3 jours à Bratislava c’est bien et maintenant cap à l’Est et
au Nord. Car le véritable attrait de la Slovaquie c’est les Tatras. Cette chaîne
de montagne qui sert de frontière avec la Pologne et qui regorge de beaux
paysages, de villages pittoresques et de promesses de belles balades. En
préparant un tant soit peu notre périple j’ai noté des noms de lieu, quelques
« incontournables » mais finalement comme d’habitude on se laisse
porter par ce qui se présente à nous. Et pour tout dire nos n’avançons pas
vite… on stoppe pour la visite d’un moulin hydraulique pour moudre le maïs, mais
comme le champ contigüe est accueillant et la gardienne du moulin sympa on va y
passer la nuit. Puis 30km plus loin C’est la petite ville de Banska Stiavnica,
avec ses châteaux (le vieux et le nouveau) et son fameux calvaire. Si jamais
vous ne savez pas ce qu’est un chemin de croix au sens propre et bien là c’est
l’occasion de le découvrir. Un vrai calvaire grandeur nature… un peu moins d’un
kilomètre mais un crapahutage de folie, tout ça pour un joli point de vue sur
la nature environnante depuis la chapelle du haut. Alors au retour c’est stop à
la pizzéria du village : un bon choix pour moi mais j’ai failli perdre mon
homme qui n’a pas résisté à la version hot chili Peppers. Première fois que je
le vois cracher des flammes et ne pas finir son assiette. 5 jours après ses
intestins s’en souviennent encore (il en est presque à regretter les gnocchis
au fromage de brebis, hi hi hi). Tout près de là nous trouvons un étang qui
nous tend les bras… et au bord duquel nous allons passer 2 jours avec les
pêcheurs et le brame des cerfs tout au long de la nuit. On comprend mieux
pourquoi quand nous croisons un troupeau de biches au détour d’une balade. Ca
drague dur la nuit…
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| Vue de loin c'est tentant ! |
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| Quel calvaire ! |
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| Ouf ! En haut ! |
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| Source d'eau pétillante... trouvée par hasard |
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| Ici c'est le pays des pommiers sauvages |
Le plus difficile dans ce pays c’est le manque d’échange. Les slovaques que nous rencontrons ne parlent pas un mot d’anglais et rien n’est prévu pour le tourisme étranger. Donc au final tu passes à coté de rencontres et de compréhension. Nous avons par exemple fait un stop à Cicmani un petit village de montagne avec de superbes maisons aux façades décorées de motifs graphiques qui semblent codifiés. De plus c’est le seul village avec cette particularité… mais impossible d’en savoir plus. On profite mais je trouve quand même ça un peu frustrant.
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| Heureusement on arrive à la fin... |
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| Bivouac tout tranquille |
Bon après 3 jours full repos le lion ne tient plus… du coup
il a décidé de m’accompagner dans la visite du château d’Orava (Oravsky Hrad)
et ce n’est pas une mince affaire car ce château citadelle dont la plus
ancienne partie date du XIII ème siècle se trouve sur un éperon rocheux et les
154 pièces se visitent au prix de plus de 754 marches d’escalier. On y va molo...C’est ici
qu’a été tourné les film « Nosferatu : a symphony of horor »
dans sa première version celle de 1922…et de nombreux autres films slovaques en
costume dont je vous épargnerai les noms (désolé pour les puristes du cinéma
slovaque s’il y en a) Bon entre temps ils ont installé des rampes : le
Lion a ainsi pu faire la visite sans trop galérer ni abuser des efforts sur sa
jambe dument corsetée dans une jambière de compression… dés demain on se met en
quête de bâtons de marche. On a croisé un Intersport et c’est jour de laverie
automatique, donc on a du temps ! Hi hi hi !
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| Allez plus que 250... |
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| C'était juste avant que le mollet ne rende l'âme. |



























































Coucouuuuu. Domi m'avait dit qu'à nouveau on pouvait vous suivre presque à la trace.. mais j'utilise peu cette adresse mail et le temps passe (Je mériterai d'être à ta place Isa, à genoux sous la hache de la statue). Ca m'a fait grand plaisir de vous retrouver et de vous lire. Pour nous tout va bien , tranquille et nous restons plus sage dans nos expériences gastronomiques. Enormes bisous , à bientôt.D&C
RépondreSupprimerj'espere que le lion va mieux. moi je viens de passer 5 semaines sans marcher... et je viens de retrouver ma liberte.. mais pour le moment elle fait mal!
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