dimanche 12 mai 2019

Ozeroad115 fête ses 1 an de nomadisme en Pologne !

1 an déjà... Que l'aventure continue !

Un peu plus de 5 semaines que nous parcourons la Pologne et franchement nous n’avons pas vu le temps passer. D’abord la forêt primaire de Bialowieski et ses bisons sauvages à la frontière avec la Biélorussie, puis la « Côte d’Azur » polonaise et ses dunes le long de la Baltique en passant par les lacs de Mazurie. Un long week-end pascal à Gdansk puis pause chez Anna et José à Varsovie. Re-départ (il a fallu qu’on s’arrache…) pour Krakow, Auschwitz, les mines de sel de Wieliczka et enfin direction le Parc National de Bieszczlandzka sur les conseils de Anna à la frontière avec l’Ukraine notre prochaine étape.

1ere rencontre polonaise... sympa mais imposant l'herbivore !

Il y a pire comme bivouac au bord des lacs de Mazurie

A côté de Pisz mais après 5km de piste de M..... ! 

Les températures sont maintenant positives, le lion en profite pour remettre l'évacuation des eaux grises en place, on va enfin retrouver l'usage de l'évier même en zone habitée ! 













Varsovie était un point clé dans notre parcours puisque nous avions prévu changer chaussures et chaussettes de la Citrouille et de faire les révisions. A notre plus grand bonheur tout s’est déroulé au top. Les jantes fabriquées en France ont pu être livrées à temps chez Anna et elle a commandé sur internet et réceptionné pour nous les pneus (Matador Hector DR1 pour ceux qui se poseraient la question). Elle avait aussi pris rendez-vous chez Iveco pour la révision (suivant un cahier des charges duement détaillé par le Lion comme vous vous en doutez) et chez le monteur de pneus. Qui plus est stocker 5 jantes et 5 pneus dans son garage ça prend de place mais les charger dans le camion pour les emmener chez le monteur ne nous paraissait pas simple non plus. Que nenni, Anna leur a demandé de passer la veille pour récupérer le tout. Et hop en voiture Simone, trop facile !!! Tout était réglé en 48h, il n’y avait plus qu’à se faire plaisir ! 2 jours de visites le temps de découvrir la vieille ville (Stare Miasto) entièrement reconstruite après la guerre, et son pendant « bad boy » de l’autre côté de la Vistule : le quartier de Nowa Praga. Autrefois réputé malfamé, les bourgeois de la « vieille ville » se protégeait de la populace mais ce quartier est aujourd’hui en pleine refonte « hipster » avec ces bars branchés, ces friches industrielles qui abritent cabinets de design et créateurs de mode. Décidemment la gentrification sévit partout dans le monde de la même manière. Le vieux bazar russe vit ses dernières heures et derrières des façades « soigneusement » défraîchies se cachent non plus les classes populaires (expulsées) mais de nouveaux propriétaires branchés et tendances. Il semblerait cependant que les travaux de rénovation n’avancent pas aussi vite que prévu car il est souvent difficile d’identifier les « réels » propriétaires. Avant la guerre de nombreux juifs habitaient le quartier et après la guerre… les limites ont bougées et lieux ont été réinvestis mais pas forcément par les propriétaires. Un véritable imbroglio juridique…

Merci Anna pour cette belle matinée au soleil !
José et Josito !
Maya qui a tenté d'apprendre l'espagnol au Lion...

Une semaine donc à se faire dorloter dans une ambiance mexicano-polonaise, à plaisanter et à profiter de toute la famille car il ne faut pas oublier Maya, 4 ans qui a très rapidement adopté le lion et l’appelait « Tonton » et Josito pas encore 1 an, un modèle réduit de son papa sauf qui ne parle pas encore espagnol… José est mexicain et dans ce petit morceau de Pologne on parle espagnol et on se délecte de  tortillas, tacos, guacamole, mole, pulled porc et grillades… le tout arrosé de téquila et de bière. Et comme en plus le soleil était de la partie… que demander de plus. Mais bon on s’est quand même décidé à partir avec dans nos tiroirs de la vodka citron gingembre faite par le papa de Anna, du miel polonais au curcuma, de la confiture de prunes « maison » et… des tacos avec une bouteille de sauce Valentina (le must de la sauce chili mexicaine, une institution là-bas mais introuvable ici). Et comme en plus nous avons profité de notre passage chez les amis pour réceptionner quelques paquets « made in France » nous avons aussi fait le plein de chocolat, calissons, huile d’olive et tapenade et entre autres cadeaux. Merci Maman, Merci Mélanie et Merci Jean François !

Varsovie côté classique, sous la grisaille !



Et côté Praga : 


Quand tu emballes un immeuble avec du papier alu !

Le musée du néon!  Durant la guerre froide l'usage du néon a fait l'objet de règlementations stricts et était le support privilégié de progagande !

Pour une pause dejeuner économique, rien de tel que les" Milk Bars" ces anciennes cantines soviétique permettent de manger pour 3 fois rien (7,5€ pour 2 avec soupe +plat+ boisson) mais il faut savoir faire la queue dehors puis choisir et passer commande à la caissière sans traîner alors que le menu est en polonais uniquement affiché sur de grands panneaux derrière elle. Alors tu tapes au hasard... et ensuite et bien il faut comprendre quand la cuisinière appelle de derrière sa fenêtre pour que tu viennes chercher ton plat... alors parfois et bien tu as des surprises sur ce qui arrive dans ton assiette ! Certaines personnes agées arrivent encore avec des tickets et leur boîtes plastiques...

Le menu


Le résultat !


Nous pouvons dorénavant rouler l’esprit tranquille sans redouter d’éclater un pneu… Et comme le Lion a une grande conscience il a même décidé de nous faire tester le gonflage /dégonflage dès le premier jour. Le bivouac au bord de l’eau nous paraissait superbe, et la vue des cygnes et des pêcheurs fort reposante. Un peu de sable, une fine couche d’épines de pins ??? Bof, pas grand-chose en vérité pour nous empêcher de nous installer confortablement. Sauf que le sable était TRES mou et que changer les pneus ne les a pas rendus « auto dégonflables ». Résultat ? Tanqué jusqu’au pont arrière ! Il nous a fallu sortir les pelles (un comble en Pologne), creuser et dégonfler (et pas qu’un peu puisque de 7,5 bar on est descendu 2,5). Finalement en ¾ d’heures et 50 cm par 50cm nous sommes sortis de ce guêpier sous l’œil impassible des pêcheurs. Un apéro bien mérité pour soigner les courbatures…et 48h de repos au bord de l’eau histoire de profiter de cette place chèrement gagnée.

Opération regonflage !

Bon on a laissé nos traces

Elles sont belles les nouvelles chaussures de la Citrouille !


Puis nous avons rejoint Auschwitz-Birkenau, une visite qui nous tenait à cœur même si personnellement je la redoutais un peu. Nous savons tous les horreurs qui se sont déroulés là-bas, nous avons tous vu des documentaires, entendus des témoignages, lus des livres… mais rien ne rend compte de la dimension et du process quasi « industriel » mis en place. On parle essentiellement d’Auschwitz qui était un camp de travail mais le camp d’extermination c’était Birkenau, 145Ha (et encore la dernière tranche n’a pas été achevée), 1,3 millions de déportés dont 1,1 sont morts. Pour beaucoup leur séjour sur place ne dépassait pas quelques heures. Descendus du train avec quelques bagages, triés en files indiennes, ils étaient évalués et s’ils étaient jugés inaptes au travail, un pouce levé ou abaissé comme seul verdict sans autres mots, la chambre à gaz les attendaient au bout du quai. Pour les autres (environ 10%) dépouillement, enregistrement et direction Auschwitz à 3km de là. 1 train de 1000 personnes pas jour pendant 4 ans…
Aujourd’hui c’est 3 millions de visiteurs par an qui viennent « voir », rendre hommage, se souvenir… 3 heures de visite avec une guide et des places qui sont réservées des mois à l’avance. Heureusement chaque jour un petit contingent de billets est mis en vente sur place. Nous avons donc dormi sur parking en face du centre et je suis allée faire la queue des 6h45 du matin car les guichets ouvrent à 7h30 mais des 7h00, les visiteurs attendent.
Une visite émotionnellement épuisante et le sentiment que malgré tout nous n’apprenons pas de nos erreurs. Nous nous étonnons que rien n’ait été fait pour arrêter ce processus et nous regardons comme des héros ceux qui ont risqué leur vie pour en sauver d’autres. Aujourd’hui d’autres humains fuient leurs pays pour éviter les persécutions mais malgré tout que faisons-nous ?

 


3 boîtes de ce gaz suffisait pour un convoi, soit 25 Marks


Une gare tristement célèbre... Birkenau !

Bon après cette étape un peu lourde, nous avons filé sur les mines de sel de Wieliczka et Cracovie, une des rares villes polonaises à ne pas avoir été détruite pendant la guerre. La vieille ville et le ghetto juif méritent que l’on y passe une journée mais il ne faut pas avoir peur de la foule ni des rabatteurs qui à chaque coin de rue proposent leur service pour un tour en calèche, en mini voiture ou tout autre moyen de locomotion. Bref, en ce qui me concerne une journée c’est super mais après je fuis.


 


au coeur du quartier juif !

Sculpture en pierre de sel...

Au hasard des routes il y en a partout!
Et c’est avec bonheur que nous sommes partis pour le fin fond de la Pologne… le Parc National de Bieszczadski. Si vous cherchez c’est tout en bas à droite, dans les montagnes des Carpates, à la frontière avec l’Ukraine et la Slovakie. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas été dans des montagnes même si celle-ci ne sont pas très hautes et nous y avons retrouvé le fameux climat montagnard, du brouillard le matin, des averses de pluie fine et avec un peu de chance du soleil dans l’après-midi.
Aujourd’hui c’était balade… un sommet à 1300m (j’en vois qui rigolent), durée estimée 2h15 sur le panneau et 400m de dénivelé. Et pour montrer notre bonne volonté on a mis le réveil à 7h (si si) départ dans le brouillard avec une pluie fine (on y croit) sur un beau chemin bien large. Arrivés au gîte à mi-parcours même pas essoufflés … ce que l’on n’avait pas prévu c’est que les polonais ne connaissent pas les sentiers en lacés. Encore 500m de cool est on s’est retrouvé face à la montée de l’impossible. 1,5km à 30% d’inclinaison, parfois plus alors ils ont mis des escaliers en rodin avec des marches de malade. Grrr !!!! On a cru mourir ! Plus de souffle, plus de mollet à la descente plus de genoux. On ne m’y reprendra plus à ne pas regarder la courbe de dénivelé. Ce soir on est mort mais pour se récompenser ce sera resto ! C’est du bol en Pologne on dîne vers 18h, 18h30… alors pour le dodo on ne sera pas en retard !
Ouf !Ca y est ! Et on a encore le sourire !
Quand je vous dis que ca grimpe! 




Il faut avouer que les paysages sont sympas !
Quand tu croises un élevage de chèvre qui vend du fromage qui a du goût ! Tu t'arêtes !



Quant à la Citrouille, elle grimpe vaillamment les côtes et Xtian serre les dents dans les descentes car pour freiner 6t c’est pas gagné surtout sur route étroite. A ce propos 2 mots du mode de conduite polonais au cas où… alors ici la ligne continue est juste indicative et le clignotant a une fonction purement décorative. Le danger n’est jamais devant mais derrière car les voitures nous doublent à tout moment, sans prévenir et quelque soit ce qui arrive en face. D’ailleurs ils ne semblent pas émus et là où en France il y aurait une bordée d’injures et des appels de phares rageurs, ici celui qui arrive en face ralentit et se pousse dans le fossé. Seul le piéton est roi, où qu’il traverse la circulation s’arrête pour le laisser passer, ce qui ne manque pas de nous provoquer quelques freinages brusques mais bon… on s’habitue !

Allez, vous en avez assez lu alors je rajoute des photos des endroits dont je ne vous ai pas parlé !

 
Les Eglises en bois dans le parc de Bieszczadzki
Pour une fois c'est camping pour douche et lessive !

Au bord du lac de Solina !

Collection de bières de la brasserie Ursa Maior au coeur du Parc.

Gdansk avait pour moi l’image d’une ville portuaire grise et industrieuse dont le principal intérêt était de me rappeler les années « Solidarnosc »…que nenni ! C’est une ville super dynamique qui a pris le virage touristique sans souci. Durant le week end de Pâques c’était blindé de touristes de toutes nationalité et trouver une place en terrasse pour boire une bière relève de la gageure…








Coeur de la Chapelle Ste Brygidy tout en ambre, c'est la que Solidarnosc se réunissait quand ils étaient interdit d'existence !

Vu sur le Gdansk portuaire depuis le toit du Centre Européen Solidarnosk

La Côte Baltique, ou la Côté d’Azur polonaise… un mélange de jet set et de camping version Palavas les flots

la jetée de Sopot... très trendy !
Plage de Sopot


L'Erg de Leba, un mini désert...en bord de mer !


Sur l'Isthme de Hel, plutot calme en cette saison


Vue de notre fenêtre : On ne s'en lasse pas...

Sur la plage à la frontière avec l'enclave de Kaliningrad, au delà c'est la Russie !
Notre récolte d'ambre sur la plage !

Et pour finir le sens pratique des polonais... au rayon alcool du supermarché on trouve aussi :
des préservatifs !
Des alcooltest ...
Et de l'aspirine !


Et voilà ! Pour la suite ce sera Ukraine/Moldavie (le pays du vin !)/Ukraine jusqu’à Odessa où nous envisageons de prendre le bateau pour Batoumi en Georgie. Depuis le temps que j’entends dire que ce pays est superbe, il est temps d’aller voir ça de nos yeux !

Bisous à tous, et onzeroad again !



1 commentaire: